J’ai dû dormir debout… 

Michel HAJJI GEORGIOU

27/10/2004

Il y a un an, comme maintenant, Rami s’envolait, avec les yeux « d’un enfant de cinq ans », le regard d’un jeune homme prometteur. Plein de projets, d’ambitions, d’idéaux, de rêves. Avec l’ami Brassens à la bouche et plein la tête. Avec sa promesse scoute pour épitaphe fleurie et rayonnante : franchise, dévouement, pureté.  

Un an après, Rami Azzam, ces quelques mots de Francis Cabrel écrits pour Daniel Balavoine suffiront à exprimer ma joie de te connaître et ma peine de t’avoir connu : « J’ai dû dormir debout, pas un mot, pas un geste, l’homme qui pouvait sauver l’amour est parti sans laisser d’adresse. Quelque part au ciel, j’attends des nouvelles, mais les étoiles sont floues. Il tombe autant de pluie que tout l’amour qu’il mérite, l’homme qui courait après la vie est parti quand même un peu vite. Dans les mauvaises fables, dans les vents de sable, le diable est partout. Des millions de lumières, accrochées aux barrières, de ce temps qui gâche tout, comme des signaux pour lui dire, qu’il y a déjà des rivières, au milieu des déserts, et des champs de cailloux. Et qu’on lui garde surtout, et qu’on lui garde surtout, sa place au milieu de nous ».

À bientôt, frère. À la joie de nos retrouvailles. 

                                                   


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