Michel HAJJI GEORGIOU
02/09/2007
Avant-propos du recueil de poèmes de Rami Azzam, Désormais, je parlerai au vent.
C’est un rêve étrange. Depuis quelques années, il revient inlassablement, avec la précision d’un métronome. Rami y est beau comme jamais, magnifique dans la fougue de sa jeunesse, l’éclat de ses vingt ans. Moqueur, impatient. Un roc inébranlable qui surplombe l’usure du temps et la vanité du monde.
Dans le silence de la nuit, il dit : « N’ayez crainte. Je suis là. La Vie reste plus forte. L’Amour reste plus fort. Tout le reste n’est qu’artifice, qu’illusion ».
Et puis il y a l’aurore. Le rêve s’évanouit dans la réalité quotidienne, se mélange aux premiers rayons.
L’aurore, chaque matin, toujours.
Les mots de Rami en sont l’éternel recommencement.
Le message est dépouillé, clair, pétillant dans une symbiose de couleurs :
L’illusion périra.
Seule la Beauté triomphera.
Seule la Lumière demeure.
Rami Azzam est brusquement décédé à l’âge de 24 ans, le 27 octobre 2004. Son rêve était d’écrire. Voici les poèmes qu’il laisse derrière lui.
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