L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe 

C’est avec un mélange certain de curiosité et d’excitation que j’ai dévoré, presque d’une seule traite, l’ouvrage de Najib Liyan, L’Envers du paradis. J’avoue avoir été conquis par un style singulier, qui dénote la profonde érudition de son auteur, mais aussi son éclectisme, sa polyvalence – et même parfois aussi son ambivalence.  … Lire la suite L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe 

Michel Chiha, une vision libanaise

En ce sens, l’œuvre de Chiha est un havre de sécurité, un hameau de rationalité, d’équilibre, de modération et de bon sens, au sein duquel il est bon de pouvoir se réfugier, loin de la médiocrité et de l’insanité auxquels nous nous trouvons actuellement confrontés, au niveau de la chose publique et de ses représentants – qui plus est en cette période électorale.  … Lire la suite Michel Chiha, une vision libanaise

« Il est temps de jeter les bases d’un autre Liban, le Liban de paix » 

Cet entretien avec Samir Frangié, étalé sur plusieurs heures a été réalisé en deux étapes après le retour en force de la maladie, dans la première moitié de l’an 2016, dans une volonté de retracer – autant que possible compte tenu de la difficulté pour ce modeste à parler de lui-même –, dans la foulée de Voyage au bout de la violence, le parcours initiatique qui a poussé cet homme exceptionnel à devenir ce qu’il restera : l’un des derniers grands promoteurs d’une certaine idée de paix, de diversité, d’ouverture, d’humanisme, de cosmopolitisme, de modération et de vivre-ensemble qui est en train, aujourd’hui, de mourir sous nos yeux. … Lire la suite « Il est temps de jeter les bases d’un autre Liban, le Liban de paix » 

Voyage au bout de la paix

Le 11 avril 2017, Samir Frangié achevait, à l’Hôtel-Dieu de France, son « voyage au bout de la violence », titre de son essai biographique paru en 2011 – ou, pour reprendre la formule de son compagnon Mohammad Hussein Chamseddine, son long « voyage au bout de la paix », c’est-à-dire au bout de la promotion de cette culture de paix dont il aura été la figure emblématique au Liban. … Lire la suite Voyage au bout de la paix

Élias Moukheiber, un frère d’élection 

Contrairement aux idées reçues, on ne choisit pas ses frères d’élection. Ils s’imposent avec vous, par leur grâce naturelle, la force de leurs convictions, leur rectitude, leur attachement sans bornes à leurs valeurs et principes, leur clairvoyance, leur sensibilité, leur sens de l’amitié et de la fraternité, leur dignité, et, surtout, leur pureté. 

Élias Moukheiber, qui s’est éteint jeudi matin au terme de cinq ans de lutte courageuse avec une maladie sournoise et féroce, était tout naturellement un frère d’élection. … Lire la suite Élias Moukheiber, un frère d’élection 

Samir Frangié, l’homme qui donnait à la politique ses lettres de noblesse

Avec son sourire à la fois débonnaire et malicieux, son élégance de bey rebelle, mais toujours une modestie incomparable et une ouverture d’esprit maximale, il cherchait, contre vents et marées, à donner du sens – voire ses lettres de noblesse – à la politique, même lorsque cette dernière se faisait pour le moins garce, impétueuse, insupportable. … Lire la suite Samir Frangié, l’homme qui donnait à la politique ses lettres de noblesse

Leonard Cohen, l’homme qui « noircissait des pages » 

Ce que Leonard Cohen a d’abord été, et ce qu’il est resté jusqu’au bout, c’est un poète et un écrivain. Avant de se lancer dans la chanson, il était déjà sans doute le plus grand poète canadien de sa génération, reconnu comme tel et bardé de prix littéraires. Mais l’humilité et l’éclectisme de l’artiste ont quelque peu contribué, au fil des années, à reléguer au second rang cette facette de sa personne, voire à l’éclipser au profit de cette « voix en or », à l’origine plaintive, puis de plus en plus profonde, grave, rugueuse comme du vieux cuir noir, et enfin rocailleuse et graveleuse sur ses derniers albums, bien ancrée dans la tradition du récitatif. … Lire la suite Leonard Cohen, l’homme qui « noircissait des pages » 

Hans-Peter Kolvenbach, au service de Dieu et des hommes 

Un grand esprit, d’une stature humaine et académique en tout point exceptionnelle, nous a quittés samedi. Le père Peter-Hans Kolvenbach s.j., préposé général des Jésuites de 1983 à 2008 – le « Pape noir » émérite –  est décédé samedi à Beyrouth à quelques jours de son 88e anniversaire, où il vivait –  à la résidence des Jésuites, à Achrafieh – depuis qu’il avait quitté le gouvernement de la Compagnie de Jésus.  … Lire la suite Hans-Peter Kolvenbach, au service de Dieu et des hommes