Au cœur du « malentendu »… 

Sans doute faudra-t-il un jour expliquer aux Libanais ce qu’ils ont perdu lorsque, dans la matinée du  2 juin 2005, l’intellectuel arabe le plus avant-gardiste de son époque – et, ironiquement, le plus incompris dans son pays d’origine – tombait sous le coup d’un assassinat terroriste. Pour une grande partie de ses compatriotes libanais, Samir Kassir est en effet surtout le martyr de l’intifada de l’indépendance ; celui qui osa le premier défier l’hydre sécuritaire libano-syrienne lorsque seuls quelques jeunes étudiants inconscients et téméraires, ainsi qu’une poignée d’irréductibles activistes s’aventuraient encore sur les chemins périlleux de la liberté.  … Lire la suite Au cœur du « malentendu »… 

Placebo pour complexes existentiels

C’est à se demander parfois s’il sert encore à quelque chose de rationaliser, d’échafauder encore des argumentations logiques, avec plusieurs exemples à l’appui, pour prouver l’insondable stupidité de ces « boycotteurs d’Israël » qui n’ont rien trouvé de mieux qu’un groupe de rock, Placebo, pour bouc émissaire … Lire la suite Placebo pour complexes existentiels

Charif Akhawi, ou la résilience citoyenne

« Selké wou emné » (praticable et sûre). L’expression est désormais bien ancrée dans les mémoires et symbolise tout le combat d’une société qui n’a eu de cesse, quinze ans durant, de résister pour ne pas perdre son humanité, à l’heure où le pays était entièrement plongé dans le cycle infernal du sang et de la haine. Si bien que, même pour les générations qui n’ont pas connu la guerre, le souvenir de Charif Akhawi, disparu il y a exactement 23 ans, le 9 avril 1987, reste particulièrement vivace. … Lire la suite Charif Akhawi, ou la résilience citoyenne

De la maestria…

On dit que la vieillesse débute à l’âge où l’on commence à perdre ses maîtres. Samir Abichaker, professeur de langue française, instructeur de générations entières, n’a pas été le mien sur les bancs de l’école. Comment pourtant expliquer ce sentiment pressant, omniprésent, aujourd’hui, de la perte du maître ? … Lire la suite De la maestria…

14 février 2010 : les véritables enjeux

Se démobiliser le 14 février 2010, malgré toutes les erreurs, volontaires et involontaires (forcées) du 14 Mars depuis le 7 juin 2009, c’est d’abord oublier le problème fondamental, celui qui fait qu’un collectif du 14 Mars se maintient : l’existence d’un ennemi politique, au sens de Julien Freund, organisé, discipliné, et puissant. … Lire la suite 14 février 2010 : les véritables enjeux

Cette adolescente qui dérange… 

Le Hezbollah a censuré des extraits du Journal d’Anne Frank dans un manuel scolaire en raison de leur contenu émotionnel, qu’ils perçoivent comme une menace à leur idéologie. Cette démarche illustre un paradoxe entre leur lutte pour la liberté d’expression et leur censure des œuvres susceptibles de nuire à leur narrative. … Lire la suite Cette adolescente qui dérange… 

Le Centre catholique d’information au service de la censure

En d’autres termes, le CCI appelle les autorités politiques à interdire le rock en faisant assumer à ce dernier les suicides, la « culture de la mort », la drogue et « l’hostilité ». Il s’agit, une fois de plus, d’un appel, au nom de la morale, à une forme de censure et à une action par des censeurs sous le label de l’Église…  … Lire la suite Le Centre catholique d’information au service de la censure

Les Gardiens du Temple

le plus dangereux dans l’affaire Gad Elmaleh, c’est qu’un groupe politico-communautaire, le Hezbollah, à travers son organe médiatique, al-Manar, s’est finalement arrogé un droit de veto sur la scène culturelle du pays… Que les trois ministres directement concernés, de la Culture, de l’Information et du Tourisme, aient affirmé haut et fort que l’artiste est le bienvenu au Liban, et que le ministre de l’Intérieur ait clairement indiqué que la Sûreté générale lui avait délivré un visa n’y changera rien. L’État, le Hezbollah s’en fout royalement et éperdument … Lire la suite Les Gardiens du Temple