Les intermittences de la justice

Nous avons notre propre Rubin Carter, qui croupit dans les geôles libanaises depuis 1994 sans que cela ne trouble particulièrement beaucoup de consciences. Il s’appelle Youssef Chaabane, et il est victime d’une des plus grandes injustices de l’histoire du Liban. Et il n’y a malheureusement pas de Bob Dylan local pour lui dédier une chanson qui puisse devenir moteur d’une campagne pour sa libération. … Lire la suite Les intermittences de la justice

La faiblesse et la puissance

Samir Geagea a fait un geste exceptionnel en offrant publiquement des excuses pour les erreurs du passé en Liban, un acte considéré comme impensable dans la culture politique locale. Ce geste de rédemption pourrait marquer un tournant vers la réconciliation, mais pourrait également être perçu comme une manœuvre électorale, soulevant des réflexions sur le pardon et l’unité parmi les chrétiens. … Lire la suite La faiblesse et la puissance

Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Tout le monde sait qu’il y a des prisonniers politiques en Syrie. Tout le monde sait qu’il y a des détenus politiques libanais en Syrie. La question n’a rien de « complexe et d’épineux », sauf pour un directoire qui continue de se voiler la face et de chercher des échappatoires sans oser confronter le présent pour bâtir l’avenir. Inutile de jouer sur les mots pour renvoyer les Libanais à leurs guerres inciviles. Pour l’heure, ils veulent ceux qui croupissent encore dans les prisons syriennes. … Lire la suite Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Affranchir les vagabonds des limbes

De toute évidence, ceux parmi les hommes en uniforme qui, près du palais présidentiel, se sont laissés aller à malmener les parents au passage du convoi du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, pour les empêcher de hurler leur insondable douleur, n’ont jamais écouté ces parents de détenus se mettre à nu, raconter leurs insomnies, leurs misères avec les autorités syriennes, avec les petits arnaqueurs parmi les moukhabarats de la soldatesque de Damas, et avec l’establishment libanais asservi durant quinze ans au régime syrien.  … Lire la suite Affranchir les vagabonds des limbes

Censure : les vérités qui dérangent…

Le dernier numéro de L’Express, daté du 12 juin, n’a pas échappé à l’œil particulièrement bienveillant de nos Gardiens du Temple. Il s’agit cette fois d’un sujet plus délicat, traité sous un angle socioculturel : l’affaire du mariage annulé en France pour non-virginité, et, plus globalement, de l’intégration des musulmans dans l’Hexagone. L’article, intitulé « Islam : les vérités qui dérangent », a suscité le courroux des censeurs, puisque leur feutre salvateur s’est abattu sur certains paragraphes pour nous préserver des idées qui pourraient contaminer nos esprits. … Lire la suite Censure : les vérités qui dérangent…

Police perse 

« La censure pardonne aux corbeaux et poursuit les colombes », dit un adage français bien sensé. L’ironie du sort veut cette fois que, dans l’affaire de l’interdiction de Persépolis par notre fabuleuse police des moeurs locale, corbeaux et colombes, persécuteurs et persécutés, inquisiteurs et « hérétiques » soient réunis autour d’une thématique commune : la persitude.  … Lire la suite Police perse 

De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire 

D’Ahmed Farès el-Chidiac à Samir Kassir, nous avons au Liban une longue tradition de résistance culturelle à l’oppression, que cette dernière soit politique, sociale ou culturelle, comme la Grèce a ses Mikis Théodorakis et l’Espagne ses Federico Garcia Lorca. Soyons à la hauteur de notre héritage et ne baissons pas les bras. … Lire la suite De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire