Christopher Plummer, le patriarche du bonheur  

Il faudra attendre 1965 pour découvrir cet acteur à la carrure imposante, au port de corps altier, et aux yeux transperçants de clarté, mi-feu mi-glace, avec The Sound of Music (Robert Wise – 1965), dans lequel il campe la figure épique et patriarcale d’un Capitaine Von Trapp, naviguant entre les récifs d’une Autriche anschlussée. … Lire la suite Christopher Plummer, le patriarche du bonheur  

Sean Connery, l’homme qui voulut tuer James Bond

« My name is Bond. James Bond. »
Une phrase improvisée, un accent british, un voix de braise cendrée, une cigarette entre les lèvres, la flamme d’un briquet… En quelques secondes, Sean Connery est déjà au sommet. Un archétype du séducteur hypersexualisé du Septième art est né… … Lire la suite Sean Connery, l’homme qui voulut tuer James Bond

Max Von Sydow, du Silence de Dieu à l’Arbre de Vie 

Entre une partie d’échecs avec la Mort et une danse macabre, Max Von Sydow, dans son cinquième film à peine, s’impose déjà comme la figure archétypale du Bergman de la seconde période. Le visage austère, livide, torturé, émacié, avec un regard clair et angoissé, comme s’il avait contemplé le néant et qu’il n’en était pas ressorti indemne, le jeune acteur a déjà l’air crépusculaire à 28 ans. … Lire la suite Max Von Sydow, du Silence de Dieu à l’Arbre de Vie 

Boutros Boustany, itinéraire d’un enfant de la Nahda

Boutros Boustany. Avec Ahmad Farès el-Chidiac et Nassif Yazigi, il est l’un des pères libanais de la Nahda, la révolution culturelle de la fin du XIXe siècle, fille des Lumières européennes – nos Immortels à nous. Si bien que ce grammairien, lexicographe, éducateur et journaliste, mais aussi promoteur de l’idée du vivre-ensemble et pionnier dans la défense des droits et des libertés de la femme, est entré dans le panthéon des plus grands esprits de ce pays et de la région sous le surnom d’al-Mouallim, le Maître. … Lire la suite Boutros Boustany, itinéraire d’un enfant de la Nahda

Amin Maalouf et son « radeau de la Méduse »

C’est le Titanic comme métaphore d’un monde moderne à la dérive qu’Amin Maalouf a choisi de mettre en avant dans Le Naufrage des civilisations, son troisième essai depuis Les Identités meurtrières (1998) et Le Dérèglement du monde (2009). Les célèbres vers du De rerum natura de Lucrèce face au spectacle du chaos – « On voit avec plaisir, dans le sein du repos, des mortels malheureux lutter contre les flots » – viennent immanquablement à l’esprit. … Lire la suite Amin Maalouf et son « radeau de la Méduse »

Ben Harper, entre humanité déchue et mystique de la transcendance

Avec toute l’étendue de son talent polyvalent, le chanteur-compositeur Ben Harper, accompagné de son band principal, The Innocent Criminals, a plongé deux heures durant samedi soir le public du Festival de Baalbeck dans son univers envoûtant et éclectique, alternant entre riffs stridents de heavy rock, accents prononcés de blues, rythmes entraînants de funk, légèreté aérienne du reggae et élévation spirituelle du gospel. … Lire la suite Ben Harper, entre humanité déchue et mystique de la transcendance

Ben Harper, l’éclectisme et la sincérité des grands

Il suffit de combiner les titres de deux de ses 14 albums studios – Diamonds on the Inside (2003) et Give Till It’s Gone (2011) – pour savoir à quelle sorte d’artiste l’on a affaire avec Ben Harper, qui se produit samedi avec l’un de ses groupes, The Innocent Criminals, à Baalbeck pour ce qui promet d’être un concert de légende.

Car Ben Harper combine en effet remarquablement la pureté et l’authenticité du diamant à cette extraordinaire générosité qui est la marque des plus grands. … Lire la suite Ben Harper, l’éclectisme et la sincérité des grands

L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe 

C’est avec un mélange certain de curiosité et d’excitation que j’ai dévoré, presque d’une seule traite, l’ouvrage de Najib Liyan, L’Envers du paradis. J’avoue avoir été conquis par un style singulier, qui dénote la profonde érudition de son auteur, mais aussi son éclectisme, sa polyvalence – et même parfois aussi son ambivalence.  … Lire la suite L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe