Ben Harper, l’éclectisme et la sincérité des grands

Il suffit de combiner les titres de deux de ses 14 albums studios – Diamonds on the Inside (2003) et Give Till It’s Gone (2011) – pour savoir à quelle sorte d’artiste l’on a affaire avec Ben Harper, qui se produit samedi avec l’un de ses groupes, The Innocent Criminals, à Baalbeck pour ce qui promet d’être un concert de légende.

Car Ben Harper combine en effet remarquablement la pureté et l’authenticité du diamant à cette extraordinaire générosité qui est la marque des plus grands. … Lire la suite Ben Harper, l’éclectisme et la sincérité des grands

L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe 

C’est avec un mélange certain de curiosité et d’excitation que j’ai dévoré, presque d’une seule traite, l’ouvrage de Najib Liyan, L’Envers du paradis. J’avoue avoir été conquis par un style singulier, qui dénote la profonde érudition de son auteur, mais aussi son éclectisme, sa polyvalence – et même parfois aussi son ambivalence.  … Lire la suite L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe 

Michel Chiha, une vision libanaise

En ce sens, l’œuvre de Chiha est un havre de sécurité, un hameau de rationalité, d’équilibre, de modération et de bon sens, au sein duquel il est bon de pouvoir se réfugier, loin de la médiocrité et de l’insanité auxquels nous nous trouvons actuellement confrontés, au niveau de la chose publique et de ses représentants – qui plus est en cette période électorale.  … Lire la suite Michel Chiha, une vision libanaise

Voyage au bout de la paix

Le 11 avril 2017, Samir Frangié achevait, à l’Hôtel-Dieu de France, son « voyage au bout de la violence », titre de son essai biographique paru en 2011 – ou, pour reprendre la formule de son compagnon Mohammad Hussein Chamseddine, son long « voyage au bout de la paix », c’est-à-dire au bout de la promotion de cette culture de paix dont il aura été la figure emblématique au Liban. … Lire la suite Voyage au bout de la paix

Leonard Cohen, l’homme qui « noircissait des pages » 

Ce que Leonard Cohen a d’abord été, et ce qu’il est resté jusqu’au bout, c’est un poète et un écrivain. Avant de se lancer dans la chanson, il était déjà sans doute le plus grand poète canadien de sa génération, reconnu comme tel et bardé de prix littéraires. Mais l’humilité et l’éclectisme de l’artiste ont quelque peu contribué, au fil des années, à reléguer au second rang cette facette de sa personne, voire à l’éclipser au profit de cette « voix en or », à l’origine plaintive, puis de plus en plus profonde, grave, rugueuse comme du vieux cuir noir, et enfin rocailleuse et graveleuse sur ses derniers albums, bien ancrée dans la tradition du récitatif. … Lire la suite Leonard Cohen, l’homme qui « noircissait des pages » 

Leonard Cohen, l’homme qui chante avec les anges 

Le 21 octobre 2016, le poète et chanteur canadien Leonard Cohen mettait un point final à son propre livre de psaumes, à travers son ultime opus de neuf chansons, You Want It darker. Un album-épitaphe aux tonalités de chant du cygne, pas tant en raison de la noirceur de ses textes – suggérée, du reste, par la chanson éponyme et le titre lui-même – que de leur insondable sérénité.  … Lire la suite Leonard Cohen, l’homme qui chante avec les anges 

Né quelque part… 

C’était les 29 et 30 décembre 1982.
Maxime Le Forestier avait été sollicité par l’ambassade de France pour venir chanter dans Beyrouth, sinistré, ravagé par l’invasion israélienne et les massacres de Sabra et Chatila.
Selon Bénédicte Chamoun, témoin de ce double concert au Piccadilly, quelques fans remontés contre l’envahisseur attendaient l’intéressé avec des tee-shirts estampillés : « I survived opération Peace for Galilea ». … Lire la suite Né quelque part… 

La télévision a tué le Dernier Homme…*

« Un peu de poison de-ci de-là pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons, enfin, pour mourir agréablement. »

Cette phrase d’Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche semble opportune pour décrire ce que représente et produit aujourd’hui la télévision, dans une très large mesure. … Lire la suite La télévision a tué le Dernier Homme…*

Pour une télévision « plus intelligente »

Il s’appelait Jacques Chancel – Joseph Crampes de son vrai nom, et il voulait rendre la télévision « plus intelligente ».  Il avait donc animé, entre 1972 et 1989, pour l’ORTF, puis pour Antenne 2 – qu’il avait également contribué à créer –, « Le Grand Échiquier », émission comme l’on n’en fait malheureusement plus, et qui accueillait, dans le studio 15 des buttes Chaumont, les plus grands artistes, à l’instar de Georges Brassens, Jacques Brel, Yves Montand, Jean Ferrat, etc.  … Lire la suite Pour une télévision « plus intelligente »