Une révolution pour l’homme
Le 14 Mars est une dynamique pacifique, souverainiste, démocratique, civile, réformatrice, arabe, humaniste et universelle. Et j’insiste sur chaque mot de cette définition. … Lire la suite Une révolution pour l’homme
Le 14 Mars est une dynamique pacifique, souverainiste, démocratique, civile, réformatrice, arabe, humaniste et universelle. Et j’insiste sur chaque mot de cette définition. … Lire la suite Une révolution pour l’homme
C’est un homme d’une élégance rare.
La carrure est imposante, la stature tout autant.
L’accolade, ou la poignée de main – c’est selon – est, elle, paradoxale.
L’attitude est tout à fait cordiale, chaleureuse même, mais l’élan est toujours retenu par une pudeur authentique, ontologique.
Il en est ainsi du visage aussi : toujours sérieux, parfois même grave, selon les circonstances, mais toujours bienveillant, souriant, et souvent, même dans l’épreuve de la maladie, rayonnant. … Lire la suite Le Prince des Nuées
Dix ans après sa disparition, c’est en effet uniquement au présent qu’il faut parler de Mohammad Mahdi Chamseddine. … Lire la suite Le testament de l’imam omniscient
Sans doute faudra-t-il un jour expliquer aux Libanais ce qu’ils ont perdu lorsque, dans la matinée du 2 juin 2005, l’intellectuel arabe le plus avant-gardiste de son époque – et, ironiquement, le plus incompris dans son pays d’origine – tombait sous le coup d’un assassinat terroriste. Pour une grande partie de ses compatriotes libanais, Samir Kassir est en effet surtout le martyr de l’intifada de l’indépendance ; celui qui osa le premier défier l’hydre sécuritaire libano-syrienne lorsque seuls quelques jeunes étudiants inconscients et téméraires, ainsi qu’une poignée d’irréductibles activistes s’aventuraient encore sur les chemins périlleux de la liberté. … Lire la suite Au cœur du « malentendu »…
On dit que la vieillesse débute à l’âge où l’on commence à perdre ses maîtres. Samir Abichaker, professeur de langue française, instructeur de générations entières, n’a pas été le mien sur les bancs de l’école. Comment pourtant expliquer ce sentiment pressant, omniprésent, aujourd’hui, de la perte du maître ? … Lire la suite De la maestria…
Les assassins de Gebran ont décidé d’adorer la stupidité et la facilité, le reniement de soi et l’archaïsme, la lâcheté, la bêtise et l’égotisme, la peur et le besoin, la tribu et le territoire, loin de la connaissance, de la ville et du serment d’unité du 14 mars 2005. … Lire la suite Plus vivant que les vivants
Est-il seulement nécessaire de nommer, une fois de plus, celui auquel ce monologue sied comme un gant ? Il faut lui reconnaître l’horrible mérite de tenir ses promesses. Ne nous avait-il pas prévenus, il y a bientôt trois ans, qu’il « détruirait le pays » sur nos têtes ? … Lire la suite (Génération perdue) Recherche Gebran Tuéni désespérément
La Beauté est donc dans la spécificité, ce qui fait qu’une chose ou une personne est ce qu’elle est. « Je t’aime pour qui tu es », répond-il à celle qui se lamente en disant : « Je n’aime pas qui je suis ». Cela, Rami Azzam en était certain, et, ensemble, dans les dernières années de notre adolescence, nous avons conspué le déterminisme de Camus et les abysses de Nietzsche, célébré la Beauté avec Oscar Wilde et fredonné une certaine anarchie libératrice avec Brassens… … Lire la suite À travers le vent, je parle aux hommes
ierre Gemayel a été criblé de balles pour avoir commis un crime odieux : celui d’obtenir le retrait syrien du Liban, de participer à la mise en place d’un élan national de vie stoppé net par des thanatophiles. Ce n’est pas un hasard si, le soir même de son assassinat, son portrait était placardé derrière toutes les vieilles lignes de démarcation, sur les murs des quartiers populaires de ce qu’on appela un jour Beyrouth-Ouest. … Lire la suite Permis de tuer, toujours, impunément
Depuis Samir Kassir, le 2 juin 2005, l’histoire a un goût dégueulasse de répétition. Après Georges Haoui, Gebran Tuéni, Pierre Gemayel, Walid Eido, à présent… Antoine Ghanem. Qu’à cela ne tienne, il y aura un président élu le 24 novembre, malgré tout. Qu’importe si c’est aux deux tiers ou à la majorité, par consensus ou par forcing. … Lire la suite Infiniment libres