Ersal : la bataille aux cent pièges…

Mais que se passe-t-il donc depuis trois jours à Ersal ? Le Liban est-il désormais embourbé dans le fameux spillover syrien dont il était question depuis la décision du Hezbollah de s’engager en territoire syrien dans les combats pour défendre le régime Assad ? Le nébuleux fléau Daech s’est-il abattu sur l’hinterland libanais, après avoir contribué à mettre la Syrie et l’Irak à feu et à sang ? … Lire la suite Ersal : la bataille aux cent pièges…

Neuf ans de solitude

Je sais que tu es horrifié, comme ceux qui n’ont toujours pas vendu leur âme au Mal, par les massacres qui se produisent en Syrie, en toute impunité. Je comprends la douleur qui te transperce face à cette insoutenable déshumanisation du monde, dont Alep, Homs, Hama, Deir ez-Zor, Deraa, ou Raqqa, sont aujourd’hui le théâtre de prédilection. J’aurais aimé entendre ton parallèle avec l’abandon de la Palestine, avant cela. Ou encore avec Auschwitz-Birkenau, Dachau ou Bergen-Belsen. Mais qui veut donc entendre, cher Samir ? Le monde ressemble plus que jamais aux trois singes… de la « sagesse ». … Lire la suite Neuf ans de solitude

Le temps de la confabulation

L’entretien de cette tension absolue dans cette lecture dogmatique et non politique entre la victoire et la défaite, le Bien et le Mal, est nécessaire, car elle justifie tout, tous les coups en dessous de la ceinture, les assauts de toutes sortes ; elle aide à fragiliser psychologiquement l’adversaire politique pour mieux le déstabiliser et le terrasser par la suite. … Lire la suite Le temps de la confabulation

La flamme de la liberté ne s’éteindra pas

J’ai suis entré dans le monde du journalisme très tôt, après ma première année d’université, conscient de l’importance cruciale de cette période. Nous étions sous occupation, et la liberté était confisquée. Comme beaucoup de jeunes, j’ai alors considéré que notre engagement dans la lutte pour la restitution de la liberté était un devoir. Il était donc essentiel de s’impliquer dans un journalisme engagé, sur les traces de Michel Chiha, Georges Naccache, Ghassan Tuéni, Gebran Tuéni, et bien sûr, de mon professeur Samir Kassir . Et nous avons eu la grâce de trouver en ces temps un guide inspirant qui nous a insufflé la persévérance et l’amour de la liberté : le patriarche Nasrallah Sfeir. … Lire la suite La flamme de la liberté ne s’éteindra pas

Requiem pour Ignace IV Hazim

La disparition hier du patriarche grec-orthodoxe Ignace IV Hazim est venue assombrir un tableau déjà bien peu reluisant. Comme si, avec la disparition du patriarche Hazim – celui qui avait bien su se garder, durant tant de décennies, et à partir de Damas même, de sombrer dans la servitude au régime d’Assad alors même que ce genre de régime ne peut tolérer que les vassaux serviles -, c’est tout un ordre, toute une époque qui disparaît aussi. … Lire la suite Requiem pour Ignace IV Hazim

Le maître de marionnettes

Des monstres de tout acabit, il en surgit continuellement. « Ceux dont on ne parle pas », ce sont par exemple les représentants de la « branche armée » dudit « clan Moqdad » qui, bien soutenus par une armée de médias, ont tenté de terroriser durant quelques jours l’ensemble de la population libanaise et des ressortissants étrangers. Objectif : empêcher ceux qui le souhaitent de se draper des couleurs de la révolution syrienne, ou même d’un souverainisme libaniste conquérant face au régime syrien … Lire la suite Le maître de marionnettes

Entre l’anthropophagie et l’entropie

… et puis il y a un seuil où les mots s’épuisent et s’effondrent, inertes, inutiles. Ce seuil-là a été franchi samedi, en Syrie, avec le massacre de Daraya.
À quoi peut bien encore servir le Verbe lorsque l’humanité a cessé d’exister ? À quoi servent désormais les images, lorsque nos rétines ont accepté de se conformer au confort épouvantable de la déshumanisation ? À quoi sert encore le médiateur, lorsqu’il est devenu l’agent passif qui transmet, d’une manière presque jouissive, le spectacle de la mort, dans l’indifférence générale du monde ? … Lire la suite Entre l’anthropophagie et l’entropie