Sean Connery, l’homme qui voulut tuer James Bond

« My name is Bond. James Bond. »
Une phrase improvisée, un accent british, un voix de braise cendrée, une cigarette entre les lèvres, la flamme d’un briquet… En quelques secondes, Sean Connery est déjà au sommet. Un archétype du séducteur hypersexualisé du Septième art est né… … Lire la suite Sean Connery, l’homme qui voulut tuer James Bond

Max Von Sydow, du Silence de Dieu à l’Arbre de Vie 

Entre une partie d’échecs avec la Mort et une danse macabre, Max Von Sydow, dans son cinquième film à peine, s’impose déjà comme la figure archétypale du Bergman de la seconde période. Le visage austère, livide, torturé, émacié, avec un regard clair et angoissé, comme s’il avait contemplé le néant et qu’il n’en était pas ressorti indemne, le jeune acteur a déjà l’air crépusculaire à 28 ans. … Lire la suite Max Von Sydow, du Silence de Dieu à l’Arbre de Vie 

Mike Nichols a fait ses derniers adieux à Mrs. Robinson…

Il possédait ce don inouï de pouvoir ressortir toute la grandeur, toute la démesure, toute la rage sédimentée au plus profond de ses acteurs, dans le cadre de ce drame absolu et permanent qu’est la vie quotidienne. Dans l’espace théâtral de ses mises en scène à l’écran, il donnait ainsi en pâture aux spectateurs le déchirement de personnalités exaltées et torturées, bestiales même, exhibant jusqu’à l’indécence, parfois jusqu’à l’obscénité, les recoins les plus sombres, les plus nus et les plus tortueux de l’âme et des relations humaines. … Lire la suite Mike Nichols a fait ses derniers adieux à Mrs. Robinson…

À un poète disparu….

Robin Williams avait ce talent inouï, magnétique, de faire rire aux éclats, de passer d’un état cryogénique à celui d’une véritable tornade en quelques millièmes de seconde. Si bien que cette tristesse infinie au fond de ses yeux, il savait la dissimuler derrière un air facétieux de lutin bondissant, intenable, entretenu depuis ses débuts à la télévision avec Mork and Mindy, à la fin des années 70. … Lire la suite À un poète disparu….

Interdictions et ignorance 

La censure, encore et toujours… Au Liban, pays qui se considère comme une démocratie libérale ouverte à la différence et aux singularités, certaines autorités s’arrogent encore le droit de décider -pour les autres- de ce qui peut être lu, vu, entendu, dit et montré. Comme si le citoyen libanais n’était pas un être adulte, responsable et averti. … Lire la suite Interdictions et ignorance 

La Main au collet 

Invoquer Grace Kelly, oui, mille fois oui.

Pour ouvrir grand les vannes de l’imagination, et échapper à la médiocrité des méandres libanais. Et surtout pour quitter, l’espace d’un instant fugace, ce monde désenchanté en revoyant la future princesse, resplendissante, poursuivre avec assiduité un Cary Grant vieillissant dans To Catch a Thief. … Lire la suite La Main au collet 

« Help », société en péril !

Quel sort aurait-on réservé aux œuvres de Luchino Visconti,  Pier Paolo Pasolini ou Pedro Almodovar, voire même Stanley Kubrick s’ils étaient nés à Beyrouth… ? Cette question, qui tient fort heureusement (pour les artistes en question) de l’absurde, mérite toutefois d’être posée face à l’acharnement de la part des censeurs dont fait l’objet le long-métrage « Help » de Marc Abirached, interdit de diffusion au cinéma au Liban.  … Lire la suite « Help », société en péril !

Police perse 

« La censure pardonne aux corbeaux et poursuit les colombes », dit un adage français bien sensé. L’ironie du sort veut cette fois que, dans l’affaire de l’interdiction de Persépolis par notre fabuleuse police des moeurs locale, corbeaux et colombes, persécuteurs et persécutés, inquisiteurs et « hérétiques » soient réunis autour d’une thématique commune : la persitude.  … Lire la suite Police perse