La dernière flamme de Leonard Cohen 

Paru en septembre 2018, soit près de deux ans après la disparition de Leonard Cohen le 7 novembre 2016, The Flame, recueil de poèmes de près de 300 pages, est le résultat de cette lutte consciencieuse de tous les jours, malgré la douleur et la maladie, pour transformer les derniers souffles de son existence brisée et magnifique en une flamme incandescente qui continuerait à brûler et vibrer, comme son cœur, en communion avec la beauté.     … Lire la suite La dernière flamme de Leonard Cohen 

Ben Harper, entre humanité déchue et mystique de la transcendance

Avec toute l’étendue de son talent polyvalent, le chanteur-compositeur Ben Harper, accompagné de son band principal, The Innocent Criminals, a plongé deux heures durant samedi soir le public du Festival de Baalbeck dans son univers envoûtant et éclectique, alternant entre riffs stridents de heavy rock, accents prononcés de blues, rythmes entraînants de funk, légèreté aérienne du reggae et élévation spirituelle du gospel. … Lire la suite Ben Harper, entre humanité déchue et mystique de la transcendance

Ben Harper, l’éclectisme et la sincérité des grands

Il suffit de combiner les titres de deux de ses 14 albums studios – Diamonds on the Inside (2003) et Give Till It’s Gone (2011) – pour savoir à quelle sorte d’artiste l’on a affaire avec Ben Harper, qui se produit samedi avec l’un de ses groupes, The Innocent Criminals, à Baalbeck pour ce qui promet d’être un concert de légende.

Car Ben Harper combine en effet remarquablement la pureté et l’authenticité du diamant à cette extraordinaire générosité qui est la marque des plus grands. … Lire la suite Ben Harper, l’éclectisme et la sincérité des grands

Leonard Cohen, l’homme qui « noircissait des pages » 

Ce que Leonard Cohen a d’abord été, et ce qu’il est resté jusqu’au bout, c’est un poète et un écrivain. Avant de se lancer dans la chanson, il était déjà sans doute le plus grand poète canadien de sa génération, reconnu comme tel et bardé de prix littéraires. Mais l’humilité et l’éclectisme de l’artiste ont quelque peu contribué, au fil des années, à reléguer au second rang cette facette de sa personne, voire à l’éclipser au profit de cette « voix en or », à l’origine plaintive, puis de plus en plus profonde, grave, rugueuse comme du vieux cuir noir, et enfin rocailleuse et graveleuse sur ses derniers albums, bien ancrée dans la tradition du récitatif. … Lire la suite Leonard Cohen, l’homme qui « noircissait des pages » 

Leonard Cohen, l’homme qui chante avec les anges 

Le 21 octobre 2016, le poète et chanteur canadien Leonard Cohen mettait un point final à son propre livre de psaumes, à travers son ultime opus de neuf chansons, You Want It darker. Un album-épitaphe aux tonalités de chant du cygne, pas tant en raison de la noirceur de ses textes – suggérée, du reste, par la chanson éponyme et le titre lui-même – que de leur insondable sérénité.  … Lire la suite Leonard Cohen, l’homme qui chante avec les anges 

Né quelque part… 

C’était les 29 et 30 décembre 1982.
Maxime Le Forestier avait été sollicité par l’ambassade de France pour venir chanter dans Beyrouth, sinistré, ravagé par l’invasion israélienne et les massacres de Sabra et Chatila.
Selon Bénédicte Chamoun, témoin de ce double concert au Piccadilly, quelques fans remontés contre l’envahisseur attendaient l’intéressé avec des tee-shirts estampillés : « I survived opération Peace for Galilea ». … Lire la suite Né quelque part… 

Apprentissages

Que veux-tu, Nathanaël, soixante-dix ans, c’est lourd. On perd sa prestance, son prestige. On tombe de son piédestal. On accepte son déchirement, sa déchéance ; pire même, on apprend à s’y complaire. On oublie les visages et on oublie les voix. Ou alors on les réinvente. Que dis-je, on les remplace par des masques, par des marionnettes. On oublie même de dialoguer avec les morts. Le cœur, quand ça bat plus…  … Lire la suite Apprentissages

La « hainamoration » selon Leonard Cohen… 

Il y a un peu plus de quarante ans, en 1971, le chanteur-compositeur-interprète Leonard Cohen livrait au monde son troisième album, d’une intensité émotionnelle rare, à la fois beau et terrible, sauvage et indolent, particulièrement sombre, et pourtant parsemé de lumière : « Songs of Love and Hate ». Dix chansons si puissantes, pénétrantes, bouleversantes, qu’un critique peu astucieux dira de Cohen que sa musique est « à se couper les veines »… Et pour cause : l’on n’a pas affaire ici avec la variété bien léchée proposée par les célèbres folksingers de l’époque.  … Lire la suite La « hainamoration » selon Leonard Cohen…