Pourquoi Farès Souhaid a raison 

Farès Souhaid est un animal politique au sens le plus complet du terme : il se caractérise par une conviction que la chose politique est une affaire d’espace urbain, de Ville, sans pour autant renier d’où il vient, son paysage rocailleux du jurd de Jbeil, et une certaine vision du terroir, très pragmatique, de la pratique politicienne.  … Lire la suite Pourquoi Farès Souhaid a raison 

Samir Frangié, l’homme qui donnait à la politique ses lettres de noblesse

Avec son sourire à la fois débonnaire et malicieux, son élégance de bey rebelle, mais toujours une modestie incomparable et une ouverture d’esprit maximale, il cherchait, contre vents et marées, à donner du sens – voire ses lettres de noblesse – à la politique, même lorsque cette dernière se faisait pour le moins garce, impétueuse, insupportable. … Lire la suite Samir Frangié, l’homme qui donnait à la politique ses lettres de noblesse

7 et 9 août 2001 : que jamais ne revienne…

Que sont aujourd’hui les images du 7 et du 9 août 2001 au temps où les barils de poudres assadistes anéantissent, assassinent des enfants syriens par centaines chaque mois, où l’aviation russe bombarde les hôpitaux à Alep, où tous les déséquilibrés – qui au plan psychique, qui au niveau idéologique – brandissent désormais l’étendard de Daech ou de l’extrême droite pour commettre des atrocités qu’aucun esprit rationnel ne saurait comprendre ?
Rien, sans doute. … Lire la suite 7 et 9 août 2001 : que jamais ne revienne…

Printemps dans le printemps

Il y a dix ans, Samir Kassir, journaliste et militant, a été assassiné pour son engagement en faveur d’un Liban libre et d’une société arabe modernisée. Son message reste pertinent : le divorce entre les idéaux du 14 Mars et les formations politiques est désormais consommé, malgré la nécessité de démocratie et de réforme pour éviter la répression et la montée de l’extrémisme. … Lire la suite Printemps dans le printemps

Passéismes mimétiques

Ce que les récentes échauffourées au Liban-Sud révèlent parfaitement bien, c’est le jeu cynique auquel se livrent depuis des années l’Iran et Israël, dans un équilibre de la terreur bien dosé par Libanais interposés – et peu importe si, au passage, des milliers de citoyens doivent mourir comme autant de dommages collatéraux, pour la plus grande gloire du chef et de son culte, du guide suprême et de son idolâtrie, ou d’une mythomanie eschatologique apocalyptique à l’aide de laquelle l’on cherche à embrigader des masses de plus en plus désenchantées. … Lire la suite Passéismes mimétiques

Les Capitulations de l’Université ?*

La décision d’annuler les élections estudiantines « pour un an » prise par l’administration de l’USJ – en dépit des arguments justifiés avancés – achèvera sans doute de consacrer les campus comme des espaces vides livrés à la médiocrité et à la violence, au lieu d’en restaurer la fonction culturelle et politique. … Lire la suite Les Capitulations de l’Université ?*

Neuf ans de solitude

Je sais que tu es horrifié, comme ceux qui n’ont toujours pas vendu leur âme au Mal, par les massacres qui se produisent en Syrie, en toute impunité. Je comprends la douleur qui te transperce face à cette insoutenable déshumanisation du monde, dont Alep, Homs, Hama, Deir ez-Zor, Deraa, ou Raqqa, sont aujourd’hui le théâtre de prédilection. J’aurais aimé entendre ton parallèle avec l’abandon de la Palestine, avant cela. Ou encore avec Auschwitz-Birkenau, Dachau ou Bergen-Belsen. Mais qui veut donc entendre, cher Samir ? Le monde ressemble plus que jamais aux trois singes… de la « sagesse ». … Lire la suite Neuf ans de solitude

La flamme de la liberté ne s’éteindra pas

J’ai suis entré dans le monde du journalisme très tôt, après ma première année d’université, conscient de l’importance cruciale de cette période. Nous étions sous occupation, et la liberté était confisquée. Comme beaucoup de jeunes, j’ai alors considéré que notre engagement dans la lutte pour la restitution de la liberté était un devoir. Il était donc essentiel de s’impliquer dans un journalisme engagé, sur les traces de Michel Chiha, Georges Naccache, Ghassan Tuéni, Gebran Tuéni, et bien sûr, de mon professeur Samir Kassir . Et nous avons eu la grâce de trouver en ces temps un guide inspirant qui nous a insufflé la persévérance et l’amour de la liberté : le patriarche Nasrallah Sfeir. … Lire la suite La flamme de la liberté ne s’éteindra pas