Les enfants de la poussière

Les « enfants de la poussière » qu’évoque Cohen dans cette chanson pourraient être les « enfants de la guerre » du Liban, ceux qui, pour Charles Aznavour, « ne sont pas des enfants ». C’est-à-dire tous ceux qui ont aujourd’hui entre 17 et 30 ans, qui ont quitté l’université depuis quelques années pour suivre une carrière professionnelle ou qui font leurs premiers pas sur les campus. … Lire la suite Les enfants de la poussière

De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

La guerre, S’il faut en croire Élias Atallah, les étudiants d’aujourd’hui – ou, du moins, une grande partie d’entre eux – n’en sont toujours pas sortis, reproduisant inlassablement, et très souvent inconsciemment, les mêmes schèmes, les mêmes structures que ceux de leurs parents ou leurs prédécesseurs.  … Lire la suite De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

L’inévitable devoir de mémoire

Beaucoup se souviendront de cet été 2001, de ce mois d’août déroutant, paradoxal, charnière entre deux Liban. L’un, monolithique, prisonnier de ses nombreux démons, en porte-à-faux avec les valeurs mêmes qui ont fait les spécificités de notre pays (la démocratie, les libertés publiques, le respect et la diffusion des droits de l’homme, la dignité de la personne humaine, etc), et l’autre, dynamique, centripète, printanier.   … Lire la suite L’inévitable devoir de mémoire

L’Appel de Beyrouth, un document qui concerne directement la jeunesse 

Une trentaine d’étudiants ou de récents diplômés ont été invités à discuter avec quelques uns des piliers de l’Appel de Beyrouth : Samir Frangié, Mohammed Hussein Chamseddine, Okab Sakr et Mayyad Haïdar, à l’Université Saint-Joseph. 
Pourquoi l’Appel de Beyrouth ? Parce qu’il s’agit d’un projet de document qui vient s’inscrire dans la tradition libanaise consensuelle, qui renoue avec l’esprit du pacte, après quinze ans d’une gestion du pouvoir jugée par la grande totalité des personnalités politiques libanaises comme illégitime à bien des égards. … Lire la suite L’Appel de Beyrouth, un document qui concerne directement la jeunesse 

Le papillon estudiantin  

Aux principes de résistance culturelle prônés par le père Sélim Abou est venue se superposer une paresse inexistentielle, un désengagement progressif des étudiants. Faillite des partis, trop plein de slogans et trop peu d’actes pratiques, lutte interestudiantine, désespoir grandissant et perte de confiance, crise socio-économique galopante, comportement trop traditionnel au niveau du choix des représentants, manque de génie, d’originalité, de renouveau dans l’action ? Plusieurs raisons pourraient être invoquées pour expliquer cet état de pseudo statisme qui a gagné la scène estudiantine. Mais le constat est là, affligeant : la motivation se retrécit comme une peau de chagrin.  … Lire la suite Le papillon estudiantin  

Le Prix Rami Azzam, un acte de résistance 

Ainsi est Rami Azzam. Un cœur ébloui et guidé par la Beauté, un sourire messager de joie, un esprit dévoué aux causes les plus nobles. Un sens de l’éthique et de l’esthétique irréprochable. Tout simplement lui-même, sans excès, sans accrocs, discret, pudique, toujours compréhensif, toujours prêt à servir, jusqu’aux limites de l’impossible. … Lire la suite Le Prix Rami Azzam, un acte de résistance 

Le mouvement estudiantin face aux défis de la résistance culturelle 

La « résistance culturelle ». Le concept, développé par l’ancien recteur de l’Université Saint-Joseph (USJ), le père Sélim Abou, dans son discours annuel à l’occasion de la Saint-Joseph, le 19 mars 2003, « Les résistances de l’université », apparait aujourd’hui comme la seule dynamique « politique » digne de ce nom sur la scène estudiantine. Preuve en est, ce concept a été repris par la majorité des candidats aux élections estudiantines à l’USJ, particulièrement à la faculté de droit où la résistance culturelle s’impose progressivement comme le moteur de la renaissance du mouvement estudiantin d’après-guerre. … Lire la suite Le mouvement estudiantin face aux défis de la résistance culturelle 

Le Révolutionnaire de l’Amour

En tout aimer et servir.

Cette devise, celle d’Ignace de Loyola et de la Compagnie de Jésus, nous en avons appris le sens ensemble, Rami, en deux étapes successives: sur les bancs de Notre-Dame de Jamhour, par le biais de nos professeurs de philosophie, d’histoire-géographie, de littérature, de notre engagement dans la vie scoute, puis, trop peu d’années après, sur le campus de l’USJ. … Lire la suite Le Révolutionnaire de l’Amour

Vox populi

Le Liban, treize ans après ce que d’aucuns ont appelé la « pax syriana ». Un État-déficitaire à tous les points de vue, un théâtre camusien où une même scène – tragique, et qui frise l’absurde, – se joue sans cesse. Celle de la banalisation de toutes les déviations. À tel point que, pour reprendre le père Sélim Abou citant le politologue Joseph Maïla dans un discours prononcé en 1999 à l’occasion de la Saint-Joseph, les Libanais semblent avoir fini par prendre goût, non plus à la « culture de la servitude », mais, pis encore, à la « culture de la servilité ».  … Lire la suite Vox populi