De la maestria…

On dit que la vieillesse débute à l’âge où l’on commence à perdre ses maîtres. Samir Abichaker, professeur de langue française, instructeur de générations entières, n’a pas été le mien sur les bancs de l’école. Comment pourtant expliquer ce sentiment pressant, omniprésent, aujourd’hui, de la perte du maître ? … Lire la suite De la maestria…

Interdictions et ignorance 

La censure, encore et toujours… Au Liban, pays qui se considère comme une démocratie libérale ouverte à la différence et aux singularités, certaines autorités s’arrogent encore le droit de décider -pour les autres- de ce qui peut être lu, vu, entendu, dit et montré. Comme si le citoyen libanais n’était pas un être adulte, responsable et averti. … Lire la suite Interdictions et ignorance 

Cette adolescente qui dérange… 

Le Hezbollah a censuré des extraits du Journal d’Anne Frank dans un manuel scolaire en raison de leur contenu émotionnel, qu’ils perçoivent comme une menace à leur idéologie. Cette démarche illustre un paradoxe entre leur lutte pour la liberté d’expression et leur censure des œuvres susceptibles de nuire à leur narrative. … Lire la suite Cette adolescente qui dérange… 

Préparer le Liban de demain

Lorsque jaillit en Rami l’idée de ce prix, au début même de cette décennie, elle était associée à une fonction bien précise qui s’inscrivait directement dans la lignée de la résistance culturelle prônée par le père Sélim Abou aussi bien dans ses discours à l’occasion de la Saint-Joseph que de ses entretiens au rectorat avec les cadres estudiantins. Il s’agissait d’encourager les jeunes à créer et à innover sur le plan culturel et artistique, et donc de promouvoir implicitement la liberté d’expression et de pensée en des temps de dure répression. … Lire la suite Préparer le Liban de demain

À travers le vent, je parle aux hommes

La Beauté est donc dans la spécificité, ce qui fait qu’une chose ou une personne est ce qu’elle est. « Je t’aime pour qui tu es », répond-il à celle qui se lamente en disant : « Je n’aime pas qui je suis ». Cela, Rami Azzam en était certain, et, ensemble, dans les dernières années de notre adolescence, nous avons conspué le déterminisme de Camus et les abysses de Nietzsche, célébré la Beauté avec Oscar Wilde et fredonné une certaine anarchie libératrice avec Brassens… … Lire la suite À travers le vent, je parle aux hommes

L’apôtre de la résistance culturelle

Avec l’enthousiasme de la jeunesse, Rami Azzam s’est lancé, durant son parcours sur les campus universitaires en tant que militant engagé et que responsable estudiantin, à corps perdu, dans toutes les initiatives pouvant permettre un retour du Liban à soi, un retour du Liban aux Libanais, et, par-dessus tout, une reprise de confiance des Libanais en eux-mêmes, en leur avenir, en leur volonté de rester dans leur pays et d’en refaire un pôle de rayonnement culturel. … Lire la suite L’apôtre de la résistance culturelle

Le Prix Rami Azzam, un acte de résistance 

Ainsi est Rami Azzam. Un cœur ébloui et guidé par la Beauté, un sourire messager de joie, un esprit dévoué aux causes les plus nobles. Un sens de l’éthique et de l’esthétique irréprochable. Tout simplement lui-même, sans excès, sans accrocs, discret, pudique, toujours compréhensif, toujours prêt à servir, jusqu’aux limites de l’impossible. … Lire la suite Le Prix Rami Azzam, un acte de résistance