Censure : les vérités qui dérangent…

Le dernier numéro de L’Express, daté du 12 juin, n’a pas échappé à l’œil particulièrement bienveillant de nos Gardiens du Temple. Il s’agit cette fois d’un sujet plus délicat, traité sous un angle socioculturel : l’affaire du mariage annulé en France pour non-virginité, et, plus globalement, de l’intégration des musulmans dans l’Hexagone. L’article, intitulé « Islam : les vérités qui dérangent », a suscité le courroux des censeurs, puisque leur feutre salvateur s’est abattu sur certains paragraphes pour nous préserver des idées qui pourraient contaminer nos esprits. … Lire la suite Censure : les vérités qui dérangent…

Avant qu’il ne soit trop tard… 

Ce que Michel Sleiman a surtout réussi à faire, du moins jusqu’à présent, c’est une rupture, dans le style, avec la démagogie et le populisme bon marché (surtout en milieu chrétien), deux points forts (et fort irritants) de son inénarrable et indigeste prédécesseur.

Le ton posé, calme et rationnel, sans grandes formules ni slogans grandiloquents et pompeux, n’est pas sans rasséréner un tantinet, tant le déchaînement des passions et la volonté d’exciter les foules ont pris le dessus sur l’entendement au cours des dernières années. … Lire la suite Avant qu’il ne soit trop tard… 

La Violence et le « sacré »

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, affirme que le Liban est unique et ne peut être imposé par des choix étrangers. Cependant, la réalité actuelle montre que le Hezbollah, en défiant l’État libanais pour des ambitions hégémoniques, menace la cohésion nationale et stimule des tensions internes, amorçant un déclin patenté de la société libanaise. … Lire la suite La Violence et le « sacré »

Contingences et nécessités

Cette semaine, nous sommes supposés célébrer en grande pompe le troisième anniversaire du retrait des forces syriennes et du démantèlement de l’appareil sécuritaire syrien. Supposés, parce qu’en dépit des réalisations importantes du Printemps de Beyrouth, il faut beaucoup d’aveuglement ou de fausse naïveté pour prétendre que la souveraineté du Liban a été rétablie et que le régime syrien s’est finalement découvert une touchante affection à l’égard du Liban.  … Lire la suite Contingences et nécessités

De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire 

D’Ahmed Farès el-Chidiac à Samir Kassir, nous avons au Liban une longue tradition de résistance culturelle à l’oppression, que cette dernière soit politique, sociale ou culturelle, comme la Grèce a ses Mikis Théodorakis et l’Espagne ses Federico Garcia Lorca. Soyons à la hauteur de notre héritage et ne baissons pas les bras. … Lire la suite De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire 

Chanter sous le ciel d’Assad 

Imaginons un instant — pure hypothèse de pensée — qu’un chanteur français ou polonais, figure tutélaire de son peuple, se produise à Berlin, quelques mois à peine après la libération de son pays, alors que le régime nazi tient toujours debout.

L’image a de quoi surprendre.

Pour ne pas dire choquer.

C’est pourtant exactement à cette aune qu’il faut mesurer la controverse soulevée par la prestation de Feyrouz en Syrie, à l’occasion de l’événement Damas, capitale culturelle du monde arabe. … Lire la suite Chanter sous le ciel d’Assad 

Les mots aussi peuvent tuer 

’année 2007 n’a fait que consacrer la déchéance. La contamination a ainsi atteint le discours politique, et, à défaut d’armes automatiques, c’est à coup de slogans, d’insultes, de sarcasmes que l’on massacre, impunément, d’autant que tous les garde-fous ont été emportés dans la confusion. En 2007, c’est avec les mots que l’on tue, désormais. … Lire la suite Les mots aussi peuvent tuer 

(Génération perdue) Recherche Gebran Tuéni désespérément 

Est-il seulement nécessaire de nommer, une fois de plus, celui auquel ce monologue sied comme un gant ? Il faut lui reconnaître l’horrible mérite de tenir ses promesses. Ne nous avait-il pas prévenus, il y a bientôt trois ans, qu’il « détruirait le pays » sur nos têtes ? … Lire la suite (Génération perdue) Recherche Gebran Tuéni désespérément