Interdictions et ignorance 

La censure, encore et toujours… Au Liban, pays qui se considère comme une démocratie libérale ouverte à la différence et aux singularités, certaines autorités s’arrogent encore le droit de décider -pour les autres- de ce qui peut être lu, vu, entendu, dit et montré. Comme si le citoyen libanais n’était pas un être adulte, responsable et averti. … Lire la suite Interdictions et ignorance 

Cette adolescente qui dérange… 

Le Hezbollah a censuré des extraits du Journal d’Anne Frank dans un manuel scolaire en raison de leur contenu émotionnel, qu’ils perçoivent comme une menace à leur idéologie. Cette démarche illustre un paradoxe entre leur lutte pour la liberté d’expression et leur censure des œuvres susceptibles de nuire à leur narrative. … Lire la suite Cette adolescente qui dérange… 

Entre tribalité et individualité 

Il existe une sorte de fantasme général d’un parricide, celui du système, qui imploserait aussitôt, emportant avec lui toute la philosophie de la convivance. Et qui serait remplacé par autant de monstruosités, comme la loi du nombre par exemple. Ou le vieux rêve de la fédération qui, au sein d’un système communautaire et clanique l’on ne peut plus rigide et qui a si peu évolué depuis Ibn Khaldoun, sonnerait probablement le glas de l’individualité, de la diversité, du droit à la différence et, surtout, des libertés politiques à l’intérieur des espaces communautaires. … Lire la suite Entre tribalité et individualité 

La Main au collet 

Invoquer Grace Kelly, oui, mille fois oui.

Pour ouvrir grand les vannes de l’imagination, et échapper à la médiocrité des méandres libanais. Et surtout pour quitter, l’espace d’un instant fugace, ce monde désenchanté en revoyant la future princesse, resplendissante, poursuivre avec assiduité un Cary Grant vieillissant dans To Catch a Thief. … Lire la suite La Main au collet 

Confessions et hérésies

Pas une seconde. Il ne faut pas perdre une seconde pour exprimer une reconnaissance et une gratitude infinies à sayyed Mohammad Hussein Fadlallah, lorsqu’il s’est mis en tête de réveiller un auditoire quasiment 8 marsiste à la fois surpris et enthousiaste, au cours de ce fameux iftar de la semaine dernière, en s’en prenant de la sorte au patriarche maronite. … Lire la suite Confessions et hérésies

Que la force soit avec toi…

Le problème du 14 Mars n’est autre que le suivant : il possède une force redoutable au niveau de l’opinion publique et de la société civile qui n’arrive pas à se concrétiser au niveau de la décision politique. La preuve : malgré le doute entretenu en permanence par ses « chefs » sur la capacité du mouvement à drainer des foules, le 14 Mars est toujours surpris par le degré de mobilisation et de disposition des citoyens. … Lire la suite Que la force soit avec toi…

Se souvenir de la promesse d’août 2001

S’il est une leçon que les composantes du 14 Mars devraient avoir assimilée depuis le 14 mars 2005, c’est que chacune d’entre elles n’existe quasiment plus à l’extérieur du collectif du 14 Mars ; qu’il se retrouve immédiatement réduit à sa dimension communautaire ou partisane, sinon – et le phénomène est tout à fait nouveau – spécifiquement clanique, dans la mesure où même le public communautaire et partisan s’est « 14 marsisé » et s’identifie désormais plus au collectif qu’aux personnes. … Lire la suite Se souvenir de la promesse d’août 2001

Les Gardiens du Temple

le plus dangereux dans l’affaire Gad Elmaleh, c’est qu’un groupe politico-communautaire, le Hezbollah, à travers son organe médiatique, al-Manar, s’est finalement arrogé un droit de veto sur la scène culturelle du pays… Que les trois ministres directement concernés, de la Culture, de l’Information et du Tourisme, aient affirmé haut et fort que l’artiste est le bienvenu au Liban, et que le ministre de l’Intérieur ait clairement indiqué que la Sûreté générale lui avait délivré un visa n’y changera rien. L’État, le Hezbollah s’en fout royalement et éperdument … Lire la suite Les Gardiens du Temple

Tirez sur le pianiste…

Internet ou pas, d’ailleurs, le problème reste ailleurs : les spectateurs qui ont déjà pris leurs billets à Beiteddine parce qu’ils ont tout bonnement envie d’aller passer quelques heures à rire pour oublier la politique et les grands sermons des uns et des autres, parce qu’ils ont urgemment besoin de divertissement, loin des sociétés va-t-en guerre et des résistances permanentes, se moquent totalement des affinités politiques de Gad el-Maleh. … Lire la suite Tirez sur le pianiste…