« Il est temps de jeter les bases d’un autre Liban, le Liban de paix » 

Cet entretien avec Samir Frangié, étalé sur plusieurs heures a été réalisé en deux étapes après le retour en force de la maladie, dans la première moitié de l’an 2016, dans une volonté de retracer – autant que possible compte tenu de la difficulté pour ce modeste à parler de lui-même –, dans la foulée de Voyage au bout de la violence, le parcours initiatique qui a poussé cet homme exceptionnel à devenir ce qu’il restera : l’un des derniers grands promoteurs d’une certaine idée de paix, de diversité, d’ouverture, d’humanisme, de cosmopolitisme, de modération et de vivre-ensemble qui est en train, aujourd’hui, de mourir sous nos yeux. … Lire la suite « Il est temps de jeter les bases d’un autre Liban, le Liban de paix » 

Voyage au bout de la paix

Le 11 avril 2017, Samir Frangié achevait, à l’Hôtel-Dieu de France, son « voyage au bout de la violence », titre de son essai biographique paru en 2011 – ou, pour reprendre la formule de son compagnon Mohammad Hussein Chamseddine, son long « voyage au bout de la paix », c’est-à-dire au bout de la promotion de cette culture de paix dont il aura été la figure emblématique au Liban. … Lire la suite Voyage au bout de la paix

Leonard Cohen, l’homme qui chante avec les anges 

Le 21 octobre 2016, le poète et chanteur canadien Leonard Cohen mettait un point final à son propre livre de psaumes, à travers son ultime opus de neuf chansons, You Want It darker. Un album-épitaphe aux tonalités de chant du cygne, pas tant en raison de la noirceur de ses textes – suggérée, du reste, par la chanson éponyme et le titre lui-même – que de leur insondable sérénité.  … Lire la suite Leonard Cohen, l’homme qui chante avec les anges 

Fin de culture ?

Aux dernières nouvelles, l’armée du régime syrien a repris la citadelle de Palmyre à Daech – pour la grande gloire de Bachar el-Assad. Le patrimoine de l’humanité est en de bonnes mains. Dormez en paix, céans, d’Orient en Occident : le tyran bien-aimé veille pour vous défendre, pourfendant, tel Saint-Georges sur sur son blanc destrier, toutes les créatures infernales. … Lire la suite Fin de culture ?

La télévision a tué le Dernier Homme…*

« Un peu de poison de-ci de-là pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons, enfin, pour mourir agréablement. »

Cette phrase d’Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche semble opportune pour décrire ce que représente et produit aujourd’hui la télévision, dans une très large mesure. … Lire la suite La télévision a tué le Dernier Homme…*

Iconoclasme au temps de la mondialisation

L’exécution sommaire qui a frappé les porte-étendards de la rédaction de Charlie Hebdo par un gang de terroriste avides de créer  un fossé culturel entre l’islam et l’Occident a créé une commotion telle qu’elle a donné lieu à ce qui est probablement déjà l’image de l’année : un océan de vie au cœur de Paris au nom d’une double revendication : le rejet de la violence et la défense des valeurs de la République, à commencer par la liberté d’expression.  … Lire la suite Iconoclasme au temps de la mondialisation

Pour une télévision « plus intelligente »

Il s’appelait Jacques Chancel – Joseph Crampes de son vrai nom, et il voulait rendre la télévision « plus intelligente ».  Il avait donc animé, entre 1972 et 1989, pour l’ORTF, puis pour Antenne 2 – qu’il avait également contribué à créer –, « Le Grand Échiquier », émission comme l’on n’en fait malheureusement plus, et qui accueillait, dans le studio 15 des buttes Chaumont, les plus grands artistes, à l’instar de Georges Brassens, Jacques Brel, Yves Montand, Jean Ferrat, etc.  … Lire la suite Pour une télévision « plus intelligente »

La fraîcheur culturelle au temps du paradoxe

Une anecdote, récurrente depuis un certain temps, notamment sur les réseaux sociaux, s’amuse à tourner en bourrique Télé-Liban, considérée comme étant une chaîne vieillotte qui serait irrémédiablement figée dans le temps, une sorte de boîte à souvenirs audiovisuels remontant à un âge d’or depuis longtemps révolu. … Lire la suite La fraîcheur culturelle au temps du paradoxe