Libérez Hassan Mchaymech !

il existe en effet aujourd’hui un bouc émissaire libanais dans cette situation tragi-comique qui caractérise les relations libano-syriennes. Il s’appelle cheikh Hassan Mchaymech, et il a été arrêté par les moukhabarat syriens le 7 juillet dernier du côté syrien du poste-frontière de Jdeidet Yabous, alors qu’ll se rendait en pèlerinage à La Mecque en voiture avec sa femme et sa mère, selon Amnesty International. Depuis, plus rien. … Lire la suite Libérez Hassan Mchaymech !

Au nom des libertés publiques…

La liberté de la presse, d’expression, d’opinion sont des principes sacro-saints. Rien ne saurait justifier qu’on puisse leur porter la moindre atteinte. De ce point de vue, Hassan Olleik et al-Akhbar méritent toute la solidarité du corps professionnel. Solidarité, il faut bien le noter, dont ce quotidien et ses confrères du même camp politique n’ont par ailleurs jamais, mais alors jamais, fait preuve de leur côté lorsque d’autres journalistes se faisaient harceler, attaquer, tabasser, bombarder, tuer. … Lire la suite Au nom des libertés publiques…

Au cœur du « malentendu »… 

Sans doute faudra-t-il un jour expliquer aux Libanais ce qu’ils ont perdu lorsque, dans la matinée du  2 juin 2005, l’intellectuel arabe le plus avant-gardiste de son époque – et, ironiquement, le plus incompris dans son pays d’origine – tombait sous le coup d’un assassinat terroriste. Pour une grande partie de ses compatriotes libanais, Samir Kassir est en effet surtout le martyr de l’intifada de l’indépendance ; celui qui osa le premier défier l’hydre sécuritaire libano-syrienne lorsque seuls quelques jeunes étudiants inconscients et téméraires, ainsi qu’une poignée d’irréductibles activistes s’aventuraient encore sur les chemins périlleux de la liberté.  … Lire la suite Au cœur du « malentendu »… 

Charif Akhawi, ou la résilience citoyenne

« Selké wou emné » (praticable et sûre). L’expression est désormais bien ancrée dans les mémoires et symbolise tout le combat d’une société qui n’a eu de cesse, quinze ans durant, de résister pour ne pas perdre son humanité, à l’heure où le pays était entièrement plongé dans le cycle infernal du sang et de la haine. Si bien que, même pour les générations qui n’ont pas connu la guerre, le souvenir de Charif Akhawi, disparu il y a exactement 23 ans, le 9 avril 1987, reste particulièrement vivace. … Lire la suite Charif Akhawi, ou la résilience citoyenne

Nous ne renoncerons ni à la vérité ni à la justice 

La campagne contre les Forces libanaises et l’emprisonnement de leur leader, Samir Geagea, s’inscrivaient dans une offensive méthodique visant à soumettre le Liban à l’occupation syrienne, à briser l’unité islamo-chrétienne et à renverser l’Accord de Taëf. Cette unité était – et demeure aujourd’hui encore – la clé de voûte de la souveraineté et de l’indépendance libanaises. … Lire la suite Nous ne renoncerons ni à la vérité ni à la justice 

Cette adolescente qui dérange… 

Le Hezbollah a censuré des extraits du Journal d’Anne Frank dans un manuel scolaire en raison de leur contenu émotionnel, qu’ils perçoivent comme une menace à leur idéologie. Cette démarche illustre un paradoxe entre leur lutte pour la liberté d’expression et leur censure des œuvres susceptibles de nuire à leur narrative. … Lire la suite Cette adolescente qui dérange… 

Se souvenir de la promesse d’août 2001

S’il est une leçon que les composantes du 14 Mars devraient avoir assimilée depuis le 14 mars 2005, c’est que chacune d’entre elles n’existe quasiment plus à l’extérieur du collectif du 14 Mars ; qu’il se retrouve immédiatement réduit à sa dimension communautaire ou partisane, sinon – et le phénomène est tout à fait nouveau – spécifiquement clanique, dans la mesure où même le public communautaire et partisan s’est « 14 marsisé » et s’identifie désormais plus au collectif qu’aux personnes. … Lire la suite Se souvenir de la promesse d’août 2001

Le bûcher des vanités 

Après avoir cru, au terme de l’année 2005, dans ce fol espoir tracé en lettres de sang par Rafic Hariri, Georges Haoui, Samir Kassir et Gebran Tuéni, et proclamé solennellement l’avancée inexorable de la révolution du Cèdre ; après avoir senti, fin 2006, les premiers doutes poindre sur l’avenir, avec l’accord de dupes signé à Mar Mikhaël et les débuts féroces de la contre-révolution ; après avoir tenté de sublimer l’impasse et les angoisses, et de s’évader, partant, dans un nécessaire processus de recréation du Liban ; voici enfin venu l’heure de vérité. Il n’est désormais plus question d’aller se réfugier dans une douce utopie quelconque pour fuir certaines réalités effarantes, de vivre dans ce déni malsain qui nous maintient, depuis cinq ans déjà, dans un insupportable état d’incontinence civique et politique. 
L’heure de la résistance est venue. … Lire la suite Le bûcher des vanités