Pour ceux qui ont la mémoire courte

À tous ceux qui ont ainsi le toupet d’assassiner Rafic Hariri pour la deuxième fois – et ils sont nombreux dans les rangs loyalistes -, il est bon de rappeler, pour l’histoire, for the record comme disent les Anglo-saxons, toutes les lamentables insultes qu’ils ont proférées à l’encontre de l’ancien Premier ministre et de ses compagnons de l’opposition plurielle au cours de ces dernières semaines. … Lire la suite Pour ceux qui ont la mémoire courte

Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut comprendre…

« Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut saisir ou comprendre. »

C’est bien cette phrase d’un poète canadien contemporain, évoquant la souffrance des victimes de crimes de guerre, qui convient pour qualifier la peine des proches des détenus libanais dans les prisons syriennes. Leur situation est en effet intolérable. … Lire la suite Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut comprendre…

Le Liban en jachère

De la renaissance au malheur arabe, près d’un siècle – de plus en plus décadent sur le plan des idées et de la pensée – nous contemple, pour reprendre à notre compte la formule napoléonienne devant les pyramides. Et les Boutros el-Boustany, Ahmad Farès el-Chidiac, Yaacoub Sarrouf, Ibrahim el-Yazigi, Négib Azouri nous manquent cruellement. De la Nahda aux malheurs arabes, il y a un passage d’un monde arabe en pleine évolution, en pleine mutation, à un monde dévasté, fragmenté, ravagé par l’inculture de la violence et du terrorisme. … Lire la suite Le Liban en jachère

L’inévitable devoir de mémoire

Beaucoup se souviendront de cet été 2001, de ce mois d’août déroutant, paradoxal, charnière entre deux Liban. L’un, monolithique, prisonnier de ses nombreux démons, en porte-à-faux avec les valeurs mêmes qui ont fait les spécificités de notre pays (la démocratie, les libertés publiques, le respect et la diffusion des droits de l’homme, la dignité de la personne humaine, etc), et l’autre, dynamique, centripète, printanier.   … Lire la suite L’inévitable devoir de mémoire

Le papillon estudiantin  

Aux principes de résistance culturelle prônés par le père Sélim Abou est venue se superposer une paresse inexistentielle, un désengagement progressif des étudiants. Faillite des partis, trop plein de slogans et trop peu d’actes pratiques, lutte interestudiantine, désespoir grandissant et perte de confiance, crise socio-économique galopante, comportement trop traditionnel au niveau du choix des représentants, manque de génie, d’originalité, de renouveau dans l’action ? Plusieurs raisons pourraient être invoquées pour expliquer cet état de pseudo statisme qui a gagné la scène estudiantine. Mais le constat est là, affligeant : la motivation se retrécit comme une peau de chagrin.  … Lire la suite Le papillon estudiantin  

Triste anniversaire !

À l’heure où, au Parlement, on célébrait hier l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la commission des grâces, issue du Conseil supérieur de la magistrature, décidait de réactiver la peine capitale, bloquée depuis les débuts du mandat Lahoud, grâce aux efforts et à l’éthique de l’ancien Premier ministre, Sélim Hoss.   … Lire la suite Triste anniversaire !

Vox populi

Le Liban, treize ans après ce que d’aucuns ont appelé la « pax syriana ». Un État-déficitaire à tous les points de vue, un théâtre camusien où une même scène – tragique, et qui frise l’absurde, – se joue sans cesse. Celle de la banalisation de toutes les déviations. À tel point que, pour reprendre le père Sélim Abou citant le politologue Joseph Maïla dans un discours prononcé en 1999 à l’occasion de la Saint-Joseph, les Libanais semblent avoir fini par prendre goût, non plus à la « culture de la servitude », mais, pis encore, à la « culture de la servilité ».  … Lire la suite Vox populi

La niche de la honte 

Dans un Liban plus que jamais schizophrène, habité par deux réalités – celle, tout en rose, du pouvoir, et celle, ô combien sépulcrale, de l’opposition – une poignée d’étudiants et d’hommes politiques s’apprêtent à commémorer aujourd’hui l’un de ces événements qui devrait donner mauvaise conscience à l’État, au pouvoir, à la majorité silencieuse: les rafles du 7 août 2001.  … Lire la suite La niche de la honte