Les mots aussi peuvent tuer 

’année 2007 n’a fait que consacrer la déchéance. La contamination a ainsi atteint le discours politique, et, à défaut d’armes automatiques, c’est à coup de slogans, d’insultes, de sarcasmes que l’on massacre, impunément, d’autant que tous les garde-fous ont été emportés dans la confusion. En 2007, c’est avec les mots que l’on tue, désormais. … Lire la suite Les mots aussi peuvent tuer 

Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

D’une semaine à l’autre, j’ai par ailleurs l’l’impression de m’être réveillé à Sparte. Il n’y a pas plus que des militaires et des miliciens dans ce pays. Puisque nous sommes à la veille d’un nouveau mandat, je veux poser, comme Samir Kassir, la question suivante : Aasskar aala min ? 

Je souhaite qu’ils soient au service du citoyen et de la fondation de l’État, et pas aux dépens des libertés publiques. Les expériences avec les militaires au pouvoir n’ont pas été particulièrement heureuses. 

J’espère que le nouveau mandat ne s’édifiera pas sur les ruines de la République, des libertés et de la démocratie – en d’autres termes, de la révolution du Cèdre. … Lire la suite Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

Délit d’incohérence

La question n’est pas de savoir si Michel Sleiman serait ou ne serait pas un bon président de la République s’il vient finalement à être élu : il faudra le juger sur ses actes, passés les premiers temps de son mandat. Il faudra aussi qu’il soit, dans ce cadre, meilleur que ses prédécesseurs militaires à la tête de l’État qui tous, sans exception aucune, mais à des degrés différents (Fouad Chéhab n’est évidemment pas Émile Lahoud), ont utilisé le savoir-faire de l’uniforme pour crucifier les libertés publiques et ouvrir la voie à la censure. … Lire la suite Délit d’incohérence

Le sourire de Charles 

Mais comment continuer, en cette terre de feu, à espérer, à rester agrippé au moindre soupçon de romantisme, d’idéalisme, de naïveté… comment ne pas se laisser emporter dans les torrents de cruauté qui se déversent en nous au quotidien ? Sommes-nous condamnés à n’être que des réceptacles de haine et de violence, habités par les mêmes illusions diaboliques, voués à contempler passivement ou à participer activement à la répétition des mêmes schèmes de destruction ?  … Lire la suite Le sourire de Charles 

Infiniment libres

Depuis Samir Kassir, le 2 juin 2005, l’histoire a un goût dégueulasse de répétition. Après Georges Haoui, Gebran Tuéni, Pierre Gemayel, Walid Eido, à présent… Antoine Ghanem. Qu’à cela ne tienne, il y aura un président élu le 24 novembre, malgré tout. Qu’importe si c’est aux deux tiers ou à la majorité, par consensus ou par forcing. … Lire la suite Infiniment libres

Les temps de la colère

L’assassinat du député Walid Eido intervient quelques jours à peine après l’adoption de la résolution 1757 et la création du tribunal international. La réaction à la 1559, en septembre 2004, avait été la prorogation par le régime syrien du mandat Lahoud, puis la tentative d’assassinat de Marwan Hamadé. La réaction à la 1757, nous en avons tous été témoins hier. … Lire la suite Les temps de la colère

Fidélité

Le « péché originel » commis par les démocrates syriens qui croupissent aujourd’hui en prison, c’est d’avoir proclamé, dans une déclaration historique, « Beyrouth-Damas, Damas-Beyrouth », la « nécessité d’une reconnaissance syrienne définitive de l’indépendance du Liban, et l’abandon de toute réserve et de toute manoeuvre à ce sujet ». … Lire la suite Fidélité

Néo-Inquisiteurs 

Il est à se demander si les personnes qui se sont improvisées hier comme les nouveaux gardiens de la foi chrétienne au Liban possèdent suffisamment de notions sur la question des libertés. Sinon, comment expliquer qu’en voulant que leur liberté de pensée et de croyance soit respectée, elles aillent jusqu’à prôner les vertus de la répression, de la censure ?

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Liban, la souffrance du fond de la mémoire 

Certes, si le canon s’est tu, il n’empêche que la guerre se poursuit, se perpétue par d’autres moyens. D’accusation en accusation, d’insulte en harangue mobilisatrice, le discours politique irresponsable peut faire, dans ce cadre, autant de mal que la gâchette. Il est le détenteur d’une violence symbolique qui se dissimule sournoisement sous les apparats de la culture démocratique et d’un pseudo débat public orienté sur le plus souvent sur la destruction du champ politique. … Lire la suite Liban, la souffrance du fond de la mémoire 

Il a rejoint la légende des héros de l’indépendance 

C’est Pierre Gemayel qui part, et ce n’est pas seulement un certain inconscient collectif chrétien qui se réveille, mais un sentiment de sacrifice pour un Liban différent, réuni, celui pour lequel sont déjà partis René Moawad, Rafic Hariri, Samir Kassir, Georges Haoui, Gebran Tuéni.  … Lire la suite Il a rejoint la légende des héros de l’indépendance