Opposition nationale plurielle, an I 

C’est donc une lente montée vers la conscience qui a conduit l’opposition nationale plurielle sur le chemin du « Bristol ». Pour recréer une dynamique de l’opposition quasi inerte depuis trois ans, il a fallu, au cours des quatre derniers mois de 2004, qu’il y ait coup sur coup l’amendement constitutionnel, la prorogation du mandat Lahoud, la résolution 1559, les attaques contre Walid Joumblatt et d’autres opposants, l’attentat contre Marwan Hamadé, le rapport Annan, la déclaration du Conseil de sécurité, le départ forcé de Rafic Hariri et la formation d’un gouvernement monochrome avec les anciennes-nouvelles figures de proue du système syrien au Liban … Lire la suite Opposition nationale plurielle, an I 

Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut comprendre…

« Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut saisir ou comprendre. »

C’est bien cette phrase d’un poète canadien contemporain, évoquant la souffrance des victimes de crimes de guerre, qui convient pour qualifier la peine des proches des détenus libanais dans les prisons syriennes. Leur situation est en effet intolérable. … Lire la suite Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut comprendre…

De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

La guerre, S’il faut en croire Élias Atallah, les étudiants d’aujourd’hui – ou, du moins, une grande partie d’entre eux – n’en sont toujours pas sortis, reproduisant inlassablement, et très souvent inconsciemment, les mêmes schèmes, les mêmes structures que ceux de leurs parents ou leurs prédécesseurs.  … Lire la suite De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

L’inévitable devoir de mémoire

Beaucoup se souviendront de cet été 2001, de ce mois d’août déroutant, paradoxal, charnière entre deux Liban. L’un, monolithique, prisonnier de ses nombreux démons, en porte-à-faux avec les valeurs mêmes qui ont fait les spécificités de notre pays (la démocratie, les libertés publiques, le respect et la diffusion des droits de l’homme, la dignité de la personne humaine, etc), et l’autre, dynamique, centripète, printanier.   … Lire la suite L’inévitable devoir de mémoire

Le papillon estudiantin  

Aux principes de résistance culturelle prônés par le père Sélim Abou est venue se superposer une paresse inexistentielle, un désengagement progressif des étudiants. Faillite des partis, trop plein de slogans et trop peu d’actes pratiques, lutte interestudiantine, désespoir grandissant et perte de confiance, crise socio-économique galopante, comportement trop traditionnel au niveau du choix des représentants, manque de génie, d’originalité, de renouveau dans l’action ? Plusieurs raisons pourraient être invoquées pour expliquer cet état de pseudo statisme qui a gagné la scène estudiantine. Mais le constat est là, affligeant : la motivation se retrécit comme une peau de chagrin.  … Lire la suite Le papillon estudiantin  

Triste anniversaire !

À l’heure où, au Parlement, on célébrait hier l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la commission des grâces, issue du Conseil supérieur de la magistrature, décidait de réactiver la peine capitale, bloquée depuis les débuts du mandat Lahoud, grâce aux efforts et à l’éthique de l’ancien Premier ministre, Sélim Hoss.   … Lire la suite Triste anniversaire !

Vox populi

Le Liban, treize ans après ce que d’aucuns ont appelé la « pax syriana ». Un État-déficitaire à tous les points de vue, un théâtre camusien où une même scène – tragique, et qui frise l’absurde, – se joue sans cesse. Celle de la banalisation de toutes les déviations. À tel point que, pour reprendre le père Sélim Abou citant le politologue Joseph Maïla dans un discours prononcé en 1999 à l’occasion de la Saint-Joseph, les Libanais semblent avoir fini par prendre goût, non plus à la « culture de la servitude », mais, pis encore, à la « culture de la servilité ».  … Lire la suite Vox populi