De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire 

D’Ahmed Farès el-Chidiac à Samir Kassir, nous avons au Liban une longue tradition de résistance culturelle à l’oppression, que cette dernière soit politique, sociale ou culturelle, comme la Grèce a ses Mikis Théodorakis et l’Espagne ses Federico Garcia Lorca. Soyons à la hauteur de notre héritage et ne baissons pas les bras. … Lire la suite De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire 

Du journalisme engagé 

Un peu comme dans le Boulevard du temps qui passe de Georges Brassens, une nouvelle génération de journalistes se pare aujourd’hui de la tunique immaculée de « l’objectivité » pour condamner, au nom d’une bien-pensance qui eut fait rougir Tartuffe de plaisir, toute une école de collègues. Ces néo-savonaroles se considèrent comme les dépositaires unique du savoir et de l’éthique journalistique, et prônent, de ce fait, une politique du « juste milieu » journalistique, qui ressemble beaucoup plus à du manque de courage qu’à de la déontologie.  … Lire la suite Du journalisme engagé 

Chanter sous le ciel d’Assad 

Imaginons un instant — pure hypothèse de pensée — qu’un chanteur français ou polonais, figure tutélaire de son peuple, se produise à Berlin, quelques mois à peine après la libération de son pays, alors que le régime nazi tient toujours debout.

L’image a de quoi surprendre.

Pour ne pas dire choquer.

C’est pourtant exactement à cette aune qu’il faut mesurer la controverse soulevée par la prestation de Feyrouz en Syrie, à l’occasion de l’événement Damas, capitale culturelle du monde arabe. … Lire la suite Chanter sous le ciel d’Assad 

Les mots aussi peuvent tuer 

’année 2007 n’a fait que consacrer la déchéance. La contamination a ainsi atteint le discours politique, et, à défaut d’armes automatiques, c’est à coup de slogans, d’insultes, de sarcasmes que l’on massacre, impunément, d’autant que tous les garde-fous ont été emportés dans la confusion. En 2007, c’est avec les mots que l’on tue, désormais. … Lire la suite Les mots aussi peuvent tuer 

(Génération perdue) Recherche Gebran Tuéni désespérément 

Est-il seulement nécessaire de nommer, une fois de plus, celui auquel ce monologue sied comme un gant ? Il faut lui reconnaître l’horrible mérite de tenir ses promesses. Ne nous avait-il pas prévenus, il y a bientôt trois ans, qu’il « détruirait le pays » sur nos têtes ? … Lire la suite (Génération perdue) Recherche Gebran Tuéni désespérément 

Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

D’une semaine à l’autre, j’ai par ailleurs l’l’impression de m’être réveillé à Sparte. Il n’y a pas plus que des militaires et des miliciens dans ce pays. Puisque nous sommes à la veille d’un nouveau mandat, je veux poser, comme Samir Kassir, la question suivante : Aasskar aala min ? 

Je souhaite qu’ils soient au service du citoyen et de la fondation de l’État, et pas aux dépens des libertés publiques. Les expériences avec les militaires au pouvoir n’ont pas été particulièrement heureuses. 

J’espère que le nouveau mandat ne s’édifiera pas sur les ruines de la République, des libertés et de la démocratie – en d’autres termes, de la révolution du Cèdre. … Lire la suite Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

Délit d’incohérence

La question n’est pas de savoir si Michel Sleiman serait ou ne serait pas un bon président de la République s’il vient finalement à être élu : il faudra le juger sur ses actes, passés les premiers temps de son mandat. Il faudra aussi qu’il soit, dans ce cadre, meilleur que ses prédécesseurs militaires à la tête de l’État qui tous, sans exception aucune, mais à des degrés différents (Fouad Chéhab n’est évidemment pas Émile Lahoud), ont utilisé le savoir-faire de l’uniforme pour crucifier les libertés publiques et ouvrir la voie à la censure. … Lire la suite Délit d’incohérence

Infiniment libres

Depuis Samir Kassir, le 2 juin 2005, l’histoire a un goût dégueulasse de répétition. Après Georges Haoui, Gebran Tuéni, Pierre Gemayel, Walid Eido, à présent… Antoine Ghanem. Qu’à cela ne tienne, il y aura un président élu le 24 novembre, malgré tout. Qu’importe si c’est aux deux tiers ou à la majorité, par consensus ou par forcing. … Lire la suite Infiniment libres

Apologie de la liberté d’expression

La réaction des partisans du Hezbollah à un sketch sur Hassan Nasrallah est inadmissible. Il est certaines questions qui ne supportent aucune forme de compromis. La liberté d’expression se trouve en tête de ces questions. Elle est l’âme du système démocratique. Elle est la valeur ajoutée du Liban dans un monde arabe peuplé de tyrannies et abandonné à la désertification intellectuelle. Céder à un compromis fâcheux pour justifier une violation de cette liberté, ou encore une volonté de la brimer ou de l’interdire, c’est commencer à démonter les valeurs fondamentales de la République, à saper les fondations mêmes de l’édifice sur lequel le système tout entier repose. … Lire la suite Apologie de la liberté d’expression

Fidélité

Le « péché originel » commis par les démocrates syriens qui croupissent aujourd’hui en prison, c’est d’avoir proclamé, dans une déclaration historique, « Beyrouth-Damas, Damas-Beyrouth », la « nécessité d’une reconnaissance syrienne définitive de l’indépendance du Liban, et l’abandon de toute réserve et de toute manoeuvre à ce sujet ». … Lire la suite Fidélité