Pourquoi Farès Souhaid a raison 

Farès Souhaid est un animal politique au sens le plus complet du terme : il se caractérise par une conviction que la chose politique est une affaire d’espace urbain, de Ville, sans pour autant renier d’où il vient, son paysage rocailleux du jurd de Jbeil, et une certaine vision du terroir, très pragmatique, de la pratique politicienne.  … Lire la suite Pourquoi Farès Souhaid a raison 

De Mai 1968 au 14 mars 2005, un même souffle d’humanisme

Empêtré dans ses propres problématiques au sein d’un monde arabe encore sous le coup de la défaite de 1967 et plongé dans la dictature, le Liban s’était toutefois associé au vent de changement de Mai 1968. Le contexte local était celui d’un durcissement d’une partie de la droite chrétienne avec la formation du Helf en réaction aux exactions du Deuxième Bureau, mais aussi l’émergence de la résistance palestinienne, qui polarisa progressivement la vie politique et estudiantine libanaise. … Lire la suite De Mai 1968 au 14 mars 2005, un même souffle d’humanisme

« Il est temps de jeter les bases d’un autre Liban, le Liban de paix » 

Cet entretien avec Samir Frangié, étalé sur plusieurs heures a été réalisé en deux étapes après le retour en force de la maladie, dans la première moitié de l’an 2016, dans une volonté de retracer – autant que possible compte tenu de la difficulté pour ce modeste à parler de lui-même –, dans la foulée de Voyage au bout de la violence, le parcours initiatique qui a poussé cet homme exceptionnel à devenir ce qu’il restera : l’un des derniers grands promoteurs d’une certaine idée de paix, de diversité, d’ouverture, d’humanisme, de cosmopolitisme, de modération et de vivre-ensemble qui est en train, aujourd’hui, de mourir sous nos yeux. … Lire la suite « Il est temps de jeter les bases d’un autre Liban, le Liban de paix » 

Samir Frangié, l’homme qui donnait à la politique ses lettres de noblesse

Avec son sourire à la fois débonnaire et malicieux, son élégance de bey rebelle, mais toujours une modestie incomparable et une ouverture d’esprit maximale, il cherchait, contre vents et marées, à donner du sens – voire ses lettres de noblesse – à la politique, même lorsque cette dernière se faisait pour le moins garce, impétueuse, insupportable. … Lire la suite Samir Frangié, l’homme qui donnait à la politique ses lettres de noblesse

7 et 9 août 2001 : que jamais ne revienne…

Que sont aujourd’hui les images du 7 et du 9 août 2001 au temps où les barils de poudres assadistes anéantissent, assassinent des enfants syriens par centaines chaque mois, où l’aviation russe bombarde les hôpitaux à Alep, où tous les déséquilibrés – qui au plan psychique, qui au niveau idéologique – brandissent désormais l’étendard de Daech ou de l’extrême droite pour commettre des atrocités qu’aucun esprit rationnel ne saurait comprendre ?
Rien, sans doute. … Lire la suite 7 et 9 août 2001 : que jamais ne revienne…

Printemps dans le printemps

Il y a dix ans, Samir Kassir, journaliste et militant, a été assassiné pour son engagement en faveur d’un Liban libre et d’une société arabe modernisée. Son message reste pertinent : le divorce entre les idéaux du 14 Mars et les formations politiques est désormais consommé, malgré la nécessité de démocratie et de réforme pour éviter la répression et la montée de l’extrémisme. … Lire la suite Printemps dans le printemps

Les Capitulations de l’Université ?*

La décision d’annuler les élections estudiantines « pour un an » prise par l’administration de l’USJ – en dépit des arguments justifiés avancés – achèvera sans doute de consacrer les campus comme des espaces vides livrés à la médiocrité et à la violence, au lieu d’en restaurer la fonction culturelle et politique. … Lire la suite Les Capitulations de l’Université ?*

Neuf ans de solitude

Je sais que tu es horrifié, comme ceux qui n’ont toujours pas vendu leur âme au Mal, par les massacres qui se produisent en Syrie, en toute impunité. Je comprends la douleur qui te transperce face à cette insoutenable déshumanisation du monde, dont Alep, Homs, Hama, Deir ez-Zor, Deraa, ou Raqqa, sont aujourd’hui le théâtre de prédilection. J’aurais aimé entendre ton parallèle avec l’abandon de la Palestine, avant cela. Ou encore avec Auschwitz-Birkenau, Dachau ou Bergen-Belsen. Mais qui veut donc entendre, cher Samir ? Le monde ressemble plus que jamais aux trois singes… de la « sagesse ». … Lire la suite Neuf ans de solitude