La flamme de la liberté ne s’éteindra pas

J’ai suis entré dans le monde du journalisme très tôt, après ma première année d’université, conscient de l’importance cruciale de cette période. Nous étions sous occupation, et la liberté était confisquée. Comme beaucoup de jeunes, j’ai alors considéré que notre engagement dans la lutte pour la restitution de la liberté était un devoir. Il était donc essentiel de s’impliquer dans un journalisme engagé, sur les traces de Michel Chiha, Georges Naccache, Ghassan Tuéni, Gebran Tuéni, et bien sûr, de mon professeur Samir Kassir . Et nous avons eu la grâce de trouver en ces temps un guide inspirant qui nous a insufflé la persévérance et l’amour de la liberté : le patriarche Nasrallah Sfeir. … Lire la suite La flamme de la liberté ne s’éteindra pas

Août 2001, la sombre prémonition…

Je pense avoir été particulièrement chanceux de pouvoir entrer aussi tôt dans le monde du journalisme, à 19 ans seulement. Après dix ans de coma politique dans la grande prison syrienne de l’époque, la décennie 2000 s’avérait rapidement passionnante. Le retrait israélien de mai 2000 rendait effectivement tout possible. … Lire la suite Août 2001, la sombre prémonition…

Le 14 mars 2005, une « erreur historique » ?

Il existe une tendance à considérer que le phénomène du 14 mars 2005 était une sorte d’« accident de l’histoire ». Preuve en est, la désagrégation du mouvement depuis cette date, avec les défections de Michel Aoun ou Walid Joumblatt et le désamour des mouvements centriste ou de gauche. … Lire la suite Le 14 mars 2005, une « erreur historique » ?

Nous ne renoncerons ni à la vérité ni à la justice 

La campagne contre les Forces libanaises et l’emprisonnement de leur leader, Samir Geagea, s’inscrivaient dans une offensive méthodique visant à soumettre le Liban à l’occupation syrienne, à briser l’unité islamo-chrétienne et à renverser l’Accord de Taëf. Cette unité était – et demeure aujourd’hui encore – la clé de voûte de la souveraineté et de l’indépendance libanaises. … Lire la suite Nous ne renoncerons ni à la vérité ni à la justice 

« Béryte », espace de liberté et de citoyenneté au cœur de l’université

Il y a deux ans, un appel téléphonique me réveillait pour m’apprendre que mon meilleur ami, Rami Azzam, venait de rejoindre les « gentils de l’au-delà ». Il est donc étrange d’écrire ces quelques lignes sur Béryte, la revue que nous avons contribué à créer ensemble, Rami et moi. … Lire la suite « Béryte », espace de liberté et de citoyenneté au cœur de l’université

De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire 

D’Ahmed Farès el-Chidiac à Samir Kassir, nous avons au Liban une longue tradition de résistance culturelle à l’oppression, que cette dernière soit politique, sociale ou culturelle, comme la Grèce a ses Mikis Théodorakis et l’Espagne ses Federico Garcia Lorca. Soyons à la hauteur de notre héritage et ne baissons pas les bras. … Lire la suite De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire 

(Génération perdue) Recherche Gebran Tuéni désespérément 

Est-il seulement nécessaire de nommer, une fois de plus, celui auquel ce monologue sied comme un gant ? Il faut lui reconnaître l’horrible mérite de tenir ses promesses. Ne nous avait-il pas prévenus, il y a bientôt trois ans, qu’il « détruirait le pays » sur nos têtes ? … Lire la suite (Génération perdue) Recherche Gebran Tuéni désespérément 

Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

D’une semaine à l’autre, j’ai par ailleurs l’l’impression de m’être réveillé à Sparte. Il n’y a pas plus que des militaires et des miliciens dans ce pays. Puisque nous sommes à la veille d’un nouveau mandat, je veux poser, comme Samir Kassir, la question suivante : Aasskar aala min ? 

Je souhaite qu’ils soient au service du citoyen et de la fondation de l’État, et pas aux dépens des libertés publiques. Les expériences avec les militaires au pouvoir n’ont pas été particulièrement heureuses. 

J’espère que le nouveau mandat ne s’édifiera pas sur les ruines de la République, des libertés et de la démocratie – en d’autres termes, de la révolution du Cèdre. … Lire la suite Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants