L’ultime « intifada dans l’intifada »

Un peuple (pour éviter le vocable polémique de « nation ») ne peut pas vivre sans idéal. Il ne peut vivre sans rêves. Il peut se contenter d’être, d’exister, si on abolit en lui la part du rêve, mais son existence ne sera plus une longue marche génératrice de vie. Elle sera linéaire, dépourvue d’absolu. … Lire la suite L’ultime « intifada dans l’intifada »

De l’ultime testament de Samir Kassir au crépuscule du printemps de Beyrouth ?

Samir Kassir était une référence. Il portait sur ses épaules non seulement l’intelligentsia libanaise, mais une grande partie de l’avenir du monde arabe. Samir Kassir était au maximum de ses capacités intellectuelles lorsqu’on l’a abattu, comme un arbre fruitier dans une cité de bitume décolorée. … Lire la suite De l’ultime testament de Samir Kassir au crépuscule du printemps de Beyrouth ?

Une étoile fulgurante, un éternel rebelle

À rebours, Samir Kassir était effectivement ce que Georges Brassens aurait appelé « un oiseau de passage », irrémédiablement, fatalement amoureux de la liberté, par-delà toutes les frontières, terrestres ou virtuelles. Un oiseau épris des nuées, planant toujours en solitaire, sans cesse à contre-courant, sans jamais demander à quiconque de le suivre dans les hauteurs inaccessibles pour beaucoup de ses pairs, et qu’il avait fait le choix d’explorer dans ses éditoriaux, parfaitement conscient du danger qu’il encourrait, mais en même temps tellement libre qu’il s’en souciait bien (trop) peu. … Lire la suite Une étoile fulgurante, un éternel rebelle

Résistance culturelle, contagion de la liberté

La révolution politique qui s’est déroulée au Liban, le printemps de Beyrouth, a atteint certaines limites : si les résultats obtenus ont été inespérés, à commencer par le retrait total de l’armée syrienne et l’émergence d’un nouveau rapport de forces, il reste que le changement mettra du temps à apparaître véritablement, ou du moins à s’institutionnaliser. … Lire la suite Résistance culturelle, contagion de la liberté

Pour le devoir de transparence 

L’oubli a souvent été la caractéristique principale attribuée au peuple libanais, une étiquette gênante qui lui colle à la peau. Mais depuis le 14 février, le Liban, redécouvre le sens de l’exigence de vérité, tout en rejetant la culture de la violence. Il aspire à la réconciliation, sans pour autant oublier ce qu’il a vécu, sans occulter sa mémoire, sinon ses mémoires. Cela prouve que « l’amnésie » volontaire que la Syrie, pour des raisons hégémoniques évidentes, a cherché à imposer aux Libanais durant quinze ans, pour empêcher tout travail collégial visant à restaurer une mémoire collective et maintenir chaque fraction communautaire dans son enclave, a été inopérante. Et que les mécanismes de la société civile ont fonctionné naturellement dans une dynamique de rapprochement, malgré tous les obstacles.  … Lire la suite Pour le devoir de transparence 

Le Liban, ce « message » anti-totalitaire 

Jean-Paul II, dont le Liban, toutes composantes confondues, regrette aujourd’hui la disparition, avait saisi avant l’heure la portée de ce petit pays qui relevait, depuis plusieurs centaines d’années, le principal défi du XXIe siècle. Celui de la convivialité, de la véritable vie commune entre différentes communautés religieuses pourtant unies par un sentiment d’appartenance commun, par une destinée commune, comme l’ont prouvé de la plus belle manière les développements survenus après l’assassinat de Rafic Hariri.  … Lire la suite Le Liban, ce « message » anti-totalitaire 

Ces « Weathermen » qui font le Printemps 

La phrase de Bob Dylan a inspiré le mouvement des Weathermen, un groupe révolutionnaire américain des années 1970, mais la contestation estudiantine ne se résume pas à la violence. En parallèle, le Liban a des mouvements étudiants influencés par des causes politiques différentes, prônant la non-violence dans leur lutte pour la souveraineté. … Lire la suite Ces « Weathermen » qui font le Printemps 

Le rêve de la relève 

Qu’aurait pensé Vilfredo Pareto, sociologue et auteur de la célèbre théorie de l’ascension et de la théorie des élites (1901), du Printemps de Beyrouth ? Comment envisager ce phénomène politique par excellence sous l’angle de la circulation, du renouvellement des élites politiques ? Le système politique libanais, qui paraît à première vue fortement traditionnel et terriblement hermétique à tout changement, pourrait-il être mis – enfin – devant le fait accompli de ce mouvement de masse ? En d’autres termes, la dynamique populaire de l’intifada de l’indépendance pourrait-elle générer une brèche au sein du système pour garantir une régénération des élites autrement que par les voies traditionnelles, c’est-à-dire par filiation, selon des schèmes claniques et féodaux ?  … Lire la suite Le rêve de la relève