Considérations sur le 14 février : la véritable bataille

Par-delà la commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri, le rassemblement de ce 14 février 2007 visait donc à faire passer plusieurs messages fondamentaux : 
réagir sur le terrain à l’offensive de l’opposition, en rétablissant l’équilibre dans la rue ; et rappeler que la bataille actuelle reste, plus que jamais, celle de la consolidation de la souveraineté et du périmètre de l’État.

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Cela s’appelle l’aurore ?

Il n’est guère utile d’appeler au calme après avoir braqué les citoyens les uns contre les autres, après avoir échauffé leurs esprits au point qu’ils veuillent en arriver au stade de la confrontation. Dans ce sens, la responsabilité est collective. La violence existe désormais en puissance, à l’état de vouloir-être. Il ne lui manque plus que l’espace au sein duquel elle pourra s’exprimer.  … Lire la suite Cela s’appelle l’aurore ?

Ils veulent tuer la jeunesse 

Par-delà toutes les analyses qu’il est possible de faire de l’assassinat de Pierre Gemayel, il y a une volonté criminelle de s’en prendre à la nouvelle génération, celle dont l’enfance n’a été qu’un long déluge de violence, et qui est appelée maintenant, dès à présent, à diriger le pays, que ce soit au sein de la société civile ou du pouvoir politique stricto sensu.  … Lire la suite Ils veulent tuer la jeunesse 

Il a rejoint la légende des héros de l’indépendance 

C’est Pierre Gemayel qui part, et ce n’est pas seulement un certain inconscient collectif chrétien qui se réveille, mais un sentiment de sacrifice pour un Liban différent, réuni, celui pour lequel sont déjà partis René Moawad, Rafic Hariri, Samir Kassir, Georges Haoui, Gebran Tuéni.  … Lire la suite Il a rejoint la légende des héros de l’indépendance 

Devoir d’assistance à démocratie en reconstruction 

S’en prendre gratuitement aujourd’hui au gouvernement libanais, en l’accusant de « pleurnicher », de passer son temps à se lamenter et de n’« avoir rien fait » pour rétablir son autorité sur son territoire, c’est démontrer une totale incompréhension de la situation libanaise, de sa complexité, de son évolution au cours des quinze dernières années. C’est feindre d’oublier que le Hezbollah a acquis la dimension qu’il occupe aujourd’hui sur la scène libanaise lorsque le pays était sousoccupation syrienne légitimée par le silence coupable de Tel-Aviv, Washington et l’ensemble de la communauté internationale. … Lire la suite Devoir d’assistance à démocratie en reconstruction 

Une formidable aubaine pour Damas

Damas assume doublement la responsabilité de ce qui se produit actuellement au Liban. D’abord directement, puisqu’il possède des rapports privilégiés avec le Hezbollah qui sont beaucoup plus verticaux qu’horizontaux ; ensuite indirectement, puisque la direction syrienne assume directement la responsabilité de la faiblesse de l’État libanais, presque réduit, quinze ans durant, à n’être qu’un appareil de domination syrien du peuple libanais. … Lire la suite Une formidable aubaine pour Damas

Quand s’ouvrent les portes de l’enfer 

Plus d’une cinquantaine de vies humaines, alors même que nous sommes supposés avoir enfin compris, au lendemain de trente ans de guerre, que RIEN, aucune idée, aucune cause, aucun combat n’est plus important que le droit à la vie… Des prévisions s’élevant à 4,4 milliards de dollars de pertes dans le seul secteur touristique, la saison estivale qui s’en va à tire d’ailes, les touristes qui décommandent ou qui fuient, sans oublier l’infrastructure qui vole en éclats… Et c’est bien évidemment à la population civile que reviendra la tâche ingrate de rebâtir encore une fois ce qui aura été détruit…  … Lire la suite Quand s’ouvrent les portes de l’enfer 

Kamal el-Hage, ou le retour du Liban à lui-même

L’importance du pacte national, qui scelle la symbiose islamo-chrétienne, la « naslamiyya » dans un cadre politique libanais, Kamal el-Hage la voyait clairement : il s’agissait pour lui de rien moins que la principale étape fondatrice du Liban libre et indépendant. Cela, il l’avait compris, tout comme il avait pressenti que ce n’était pas la formule consensuelle qu’il fallait remettre en question au vu des revers de l’après-1943, mais l’ensemble de la classe politique libanaise, responsable, dans la pratique, des nombreuses erreurs enregistrées sur la scène nationale. … Lire la suite Kamal el-Hage, ou le retour du Liban à lui-même