Leonard Cohen, l’homme qui « noircissait des pages » 

Ce que Leonard Cohen a d’abord été, et ce qu’il est resté jusqu’au bout, c’est un poète et un écrivain. Avant de se lancer dans la chanson, il était déjà sans doute le plus grand poète canadien de sa génération, reconnu comme tel et bardé de prix littéraires. Mais l’humilité et l’éclectisme de l’artiste ont quelque peu contribué, au fil des années, à reléguer au second rang cette facette de sa personne, voire à l’éclipser au profit de cette « voix en or », à l’origine plaintive, puis de plus en plus profonde, grave, rugueuse comme du vieux cuir noir, et enfin rocailleuse et graveleuse sur ses derniers albums, bien ancrée dans la tradition du récitatif. … Lire la suite Leonard Cohen, l’homme qui « noircissait des pages » 

Hans-Peter Kolvenbach, au service de Dieu et des hommes 

Un grand esprit, d’une stature humaine et académique en tout point exceptionnelle, nous a quittés samedi. Le père Peter-Hans Kolvenbach s.j., préposé général des Jésuites de 1983 à 2008 – le « Pape noir » émérite –  est décédé samedi à Beyrouth à quelques jours de son 88e anniversaire, où il vivait –  à la résidence des Jésuites, à Achrafieh – depuis qu’il avait quitté le gouvernement de la Compagnie de Jésus.  … Lire la suite Hans-Peter Kolvenbach, au service de Dieu et des hommes 

Leonard Cohen, l’homme qui chante avec les anges 

Le 21 octobre 2016, le poète et chanteur canadien Leonard Cohen mettait un point final à son propre livre de psaumes, à travers son ultime opus de neuf chansons, You Want It darker. Un album-épitaphe aux tonalités de chant du cygne, pas tant en raison de la noirceur de ses textes – suggérée, du reste, par la chanson éponyme et le titre lui-même – que de leur insondable sérénité.  … Lire la suite Leonard Cohen, l’homme qui chante avec les anges 

Comment l’on suicide une République 

Michel Aoun est sur le point de devenir président du Liban après une longue période de crise politique, avec le soutien de Saad Hariri et Samir Geagea. Aoun est un danger pour la République, notamment en raison de ses liens avec le Hezbollah. La République est sur le point d’être sacrifiée sur l’autel des intérêts des chefs de file du 14 Mars. … Lire la suite Comment l’on suicide une République 

La Légion d’honneur à Samir Frangié : un message d’espoir

Depuis plusieurs décennies, Samir Frangié œuvre inlassablement pour un autre Liban, fondé sur un faisceau de valeurs, parmi lesquelles la réconciliation, le respect de l’autre, y compris dans l’adversité , la finalité de la personne humaine, la souveraineté, l’indépendance et la démocratie, et surtout la revalorisation et la promotion du vivre-ensemble. … Lire la suite La Légion d’honneur à Samir Frangié : un message d’espoir

Le retour de la tragédie

La crise des réfugiés syriens semble réveiller aujourd’hui ce qu’il y a de pire dans l’être humain. En fait, tout semble indiquer qu’ils sont en train de se matérialiser, lentement mais sûrement, en la victime idéale, le bouc-émissaire rêvé pour exorciser tous les maux nés de la mondialisation dans bon nombre de sociétés, orientales ou occidentales. … Lire la suite Le retour de la tragédie

Pour un Nuremberg syrien 

Le rapport publié le 18 août dernier par Amnesty International concernant le recours à la torture sur une « grande échelle » par le régime syrien dans ses prisons nous interpelle. Les témoignages des 65 ex-détenus dans la prison militaire de Saydnaya sont glaçants, terrifiants. Si bien qu’il est difficile de ne pas songer, face à la description de ces lieux que l’humanité a désertés, à cette inscription qui, selon Dante, orne la porte de l’Enfer : « Toi qui entre ici abandonne toute espérance. » … Lire la suite Pour un Nuremberg syrien 

7 et 9 août 2001 : que jamais ne revienne…

Que sont aujourd’hui les images du 7 et du 9 août 2001 au temps où les barils de poudres assadistes anéantissent, assassinent des enfants syriens par centaines chaque mois, où l’aviation russe bombarde les hôpitaux à Alep, où tous les déséquilibrés – qui au plan psychique, qui au niveau idéologique – brandissent désormais l’étendard de Daech ou de l’extrême droite pour commettre des atrocités qu’aucun esprit rationnel ne saurait comprendre ?
Rien, sans doute. … Lire la suite 7 et 9 août 2001 : que jamais ne revienne…

Né quelque part… 

C’était les 29 et 30 décembre 1982.
Maxime Le Forestier avait été sollicité par l’ambassade de France pour venir chanter dans Beyrouth, sinistré, ravagé par l’invasion israélienne et les massacres de Sabra et Chatila.
Selon Bénédicte Chamoun, témoin de ce double concert au Piccadilly, quelques fans remontés contre l’envahisseur attendaient l’intéressé avec des tee-shirts estampillés : « I survived opération Peace for Galilea ». … Lire la suite Né quelque part…