Pour abréger les souffrances des Libanais

Avec le retrait syrien et l’intifada de l’indépendance, il y avait ce fol espoir de voir les responsables libanais dialoguer librement entre eux, sans tuteur, sans pressions, et sceller un nouveau pacte interlibanais d’indépendance consacrant le vouloir-vivre ensemble comme projet essentiel du Liban et la construction d’un État de droit comme objectif fondamental. … Lire la suite Pour abréger les souffrances des Libanais

L’apôtre de la résistance culturelle

Avec l’enthousiasme de la jeunesse, Rami Azzam s’est lancé, durant son parcours sur les campus universitaires en tant que militant engagé et que responsable estudiantin, à corps perdu, dans toutes les initiatives pouvant permettre un retour du Liban à soi, un retour du Liban aux Libanais, et, par-dessus tout, une reprise de confiance des Libanais en eux-mêmes, en leur avenir, en leur volonté de rester dans leur pays et d’en refaire un pôle de rayonnement culturel. … Lire la suite L’apôtre de la résistance culturelle

Ils veulent tuer la jeunesse 

Par-delà toutes les analyses qu’il est possible de faire de l’assassinat de Pierre Gemayel, il y a une volonté criminelle de s’en prendre à la nouvelle génération, celle dont l’enfance n’a été qu’un long déluge de violence, et qui est appelée maintenant, dès à présent, à diriger le pays, que ce soit au sein de la société civile ou du pouvoir politique stricto sensu.  … Lire la suite Ils veulent tuer la jeunesse 

Il a rejoint la légende des héros de l’indépendance 

C’est Pierre Gemayel qui part, et ce n’est pas seulement un certain inconscient collectif chrétien qui se réveille, mais un sentiment de sacrifice pour un Liban différent, réuni, celui pour lequel sont déjà partis René Moawad, Rafic Hariri, Samir Kassir, Georges Haoui, Gebran Tuéni.  … Lire la suite Il a rejoint la légende des héros de l’indépendance 

Nous étouffons, lâchez prise

Depuis l’océan de vie du printemps de Beyrouth, la sinistrose a contaminé l’ensemble du pays, et vous y avez grandement contribué, à travers vos interminables querelles politiques et votre incapacité, jusqu’à présent, à donner corps, ne serait-ce qu’un tantinet, à l’État. Cet État, apparemment voué à rester cette merveilleuse chimère dont on use, non sans cynisme, pour consoler les amoureux transis, ceux qui ont perdu toute illusion mais qu’il faut cependant maintenir en vie, dans l’espoir qu’il y ait, justement, de l’espoir. … Lire la suite Nous étouffons, lâchez prise

Au nom du pluralisme…

Dans cette mêlée générale, où chacun souhaite montrer, certes dans son bon droit, que l’espace public de la rue lui appartient, il faudra un beau jour marquer une pause contemplative et se demander où tout cela compte bien nous mener. Car, par-delà les moyens et l’expression, les manifestations et les rassemblements, il y a bien peu de culture démocratique dans tout ce qui se fait actuellement. Nous sommes visiblement autant en manque de culture démocratique qu’en manque cruel d’inspiration. … Lire la suite Au nom du pluralisme…

La dernière bataille 

Las de renvoyer dos-à-dos tous ces « saint jean bouche d’or qui prêche le martyr » puisque, paraît-il, faire de la contestation, rejeter la violence et défendre le droit à la vie c’est, en temps de guerre, servir la cause de « l’ennemi »… N’est-ce d’ailleurs pas ce qu’a insinué hier le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans sa dernière apparition télévisée ? Que ne pas vouloir jouer les Malbrough s’en va-t-en-guerre, voire même les désavouer, c’est méphistophélique, criminel… ? … Lire la suite La dernière bataille 

La vraie dignité

La guerre entre Israël et le Hezbollah entre dans sa deuxième quinzaine, et elle n’est apparemment pas près de finir, s’il faut en croire les deux « sociétés guerrières » (Israël et le Hezbollah) qui ont décidé, chacune de son côté, que cet affrontement était pour elles une question « de vie ou de mort ». Cela n’est d’ailleurs guère étonnant, tant la pulsion de mort semble habiter les discours des deux belligérants, et, surtout leurs actes. À force de conspuer l’autre, de le haïr, de le vouer aux gémonies, on finit par lui ressembler. … Lire la suite La vraie dignité

Projet de vie, culture de mort

Les rues désertées du centre-ville, à l’heure du chien-loup. Pas âme qui vive. Les yeux perdus dans ce silence immobile qui soustrait, l’espace d’une synesthésie ineffable et délirante, la capitale au temps humain, Samir Kassir embrasse du regard la banlieue sud et l’odeur de napalm, au loin. Chaque nuit, la banlieue sud s’embrase et se consume, prise sous un déluge de feu et de métal hurlant. … Lire la suite Projet de vie, culture de mort