Élias Moukheiber, un frère d’élection 

Contrairement aux idées reçues, on ne choisit pas ses frères d’élection. Ils s’imposent avec vous, par leur grâce naturelle, la force de leurs convictions, leur rectitude, leur attachement sans bornes à leurs valeurs et principes, leur clairvoyance, leur sensibilité, leur sens de l’amitié et de la fraternité, leur dignité, et, surtout, leur pureté. 

Élias Moukheiber, qui s’est éteint jeudi matin au terme de cinq ans de lutte courageuse avec une maladie sournoise et féroce, était tout naturellement un frère d’élection. … Lire la suite Élias Moukheiber, un frère d’élection 

Les illusions du dialogue… en 2001

En avril-mai 2001, j’entamais une série d’interviews avec des personnalités politiques d’horizons différents sur la nécessité et la possibilité d’un dialogue national. Tout le monde parlait de « dialogue », mais le pouvoir prosyrien y voyait un moyen d’amollir les positions de l’opposition et d’en noyer les revendications dans un magma informe de problèmes. … Lire la suite Les illusions du dialogue… en 2001

Première « vraie » interview…

L’interview d’Albert Moukheiber marque pour moi le début de ma carrière journalistique dans le vrai sens du terme – mon premier papier véritablement significatif – et le début d’une prise de conscience réelle de la fronde qui devait déboucher, politiquement, sur la dynamique souverainiste plurielle de l’intifada de l’indépendance. … Lire la suite Première « vraie » interview…

Touche pas à mes potes !

« Tous les coups sont permis en campagne électorale », nous dit-on. Certes, à partir du moment où toutes les déviations sont banalisées, ou le discours politique est même devenu indigne des borborygmes des brigands de rue. Il faut dire aussi que, depuis son retour d’exil, Michel Aoun a beaucoup contribué à élargir la sphère de la ronde des jurons. Il ne manque jamais de créativité à cet égard. Il innove, pour reprendre Goetz dans Le Diable et le Bon Dieu de Sartre – encore que Goetz, lui, ait vraiment de l’esprit.  … Lire la suite Touche pas à mes potes !

Souverainiste jusqu’au bout

Patriarche de l’opposition, l’esprit vif et l’œil toujours perçant malgré son âge vénérable, il prêchait depuis la fin de la guerre tout seul dans un désert parlementaire affligeant, martelant inlassablement le même message : « Les forces syriennes doivent se retirer du Liban. Notre pays doit retrouver sa souveraineté, son indépendance et sa libre décision ». Au milieu d’un Parlement largement syrianisé, ce credo ne pouvait qu’amuser, jusqu’aux limites de l’irritation, des responsables enlisés depuis longtemps dans les bourbiers de la « concomitance des volets ».  … Lire la suite Souverainiste jusqu’au bout