« L’éternité », d’Assad à Gebran

Dans son serment de la Place des Martyrs, en ce « jour glorieux » du 14 mars 2005, Gebran avait proclamé un serment « d’unité pour l’éternité », en pleine lumière du jour, face à « l’éternité » du « régime du Mal » et à sa volonté machiavélique de sans cesse diviser pour régner.  … Lire la suite « L’éternité », d’Assad à Gebran

Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

D’une semaine à l’autre, j’ai par ailleurs l’l’impression de m’être réveillé à Sparte. Il n’y a pas plus que des militaires et des miliciens dans ce pays. Puisque nous sommes à la veille d’un nouveau mandat, je veux poser, comme Samir Kassir, la question suivante : Aasskar aala min ? 

Je souhaite qu’ils soient au service du citoyen et de la fondation de l’État, et pas aux dépens des libertés publiques. Les expériences avec les militaires au pouvoir n’ont pas été particulièrement heureuses. 

J’espère que le nouveau mandat ne s’édifiera pas sur les ruines de la République, des libertés et de la démocratie – en d’autres termes, de la révolution du Cèdre. … Lire la suite Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

Génération 14 mars 

La stupeur, l’émotion et la colère que provoqua l’acte terroriste dans l’ensemble du pays, depuis longtemps affranchi des barricades de la guerre, reste inégalée dans l’histoire moderne et contemporaine du Liban. En participant en masse, le 16 février, aux obsèques de Rafic Hariri et de ses compagnons, les Libanais décidaient de redevenir, pour la première fois depuis quinze ans, les protagonistes de leur propre histoire. Ils devaient, dans les jours qui suivirent, et toujours plus nombreux, confirmer cet engagement et façonner l’histoire avec passion, jusqu’au raz-de-marée rouge et blanc du 14 mars.   … Lire la suite Génération 14 mars 

Une profession de foi dans le Liban

L’enfant terrible du journalisme qu’est Gebran Tuéni n’est plus ; et le vide que l’homme politique et l’acteur de la société civile laisse derrière lui est impossible à combler.
Il sera difficile, très lourd, de guetter en vain sa voix sur les ondes, ou sa silhouette sur les écrans de télévision, attendant ses interminables joutes verbales.
Lire la suite Une profession de foi dans le Liban

Une étoile fulgurante, un éternel rebelle

À rebours, Samir Kassir était effectivement ce que Georges Brassens aurait appelé « un oiseau de passage », irrémédiablement, fatalement amoureux de la liberté, par-delà toutes les frontières, terrestres ou virtuelles. Un oiseau épris des nuées, planant toujours en solitaire, sans cesse à contre-courant, sans jamais demander à quiconque de le suivre dans les hauteurs inaccessibles pour beaucoup de ses pairs, et qu’il avait fait le choix d’explorer dans ses éditoriaux, parfaitement conscient du danger qu’il encourrait, mais en même temps tellement libre qu’il s’en souciait bien (trop) peu. … Lire la suite Une étoile fulgurante, un éternel rebelle