Christos Sartzetakis, dernier maillon de la « résistance grecque »

Le « petit juge » de Z,  auquel bien des Libanais comparent le juge d’instruction Tarek Bitar, chargé du dossier de l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, s’est éteint jeudi à Athènes. Portrait de l’un des derniers symboles de la résistance grecque à l’oppression et de la lutte pour la démocratie. Un héros malgré lui, guidé par le sens du devoir, l’impératif de la justice, et le respect minutieux de la Constitution, des qualités qui en firent un choix hors des sentiers battus pour assumer la fonction présidentielle au sein de la République grecque à la fin des années 80. 
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Mort à 2021

En 2021, le Liban a connu un effondrement moral et structurel, marqué par la domination du Hezbollah et la désintégration de l’État. Malgré la destruction, des valeurs fondamentales persistent, nourrissant l espoir d’un renouveau guidé par des individus engagés pour la justice et la dignité. Le véritable Liban continue de lutter. … Lire la suite Mort à 2021

Les Gardiens de la République

C’est en Orphée que le public du 14 mars s’est transformé dimanche pour sauver l’Argos libanais, réduire au silence les vitupérations des sirènes par une atmosphère de liesse générale et de brouhaha de vie, faire définitivement tomber le mur de la peur, briser le mythe de supériorité, voire d’invulnérabilité, de cet index brandi périodiquement par le guide spirituel de la révolution islamique au Liban comme une menace pesante, permanente, sur les écrans de télévision. … Lire la suite Les Gardiens de la République

Sparte vs Athènes : retour au Péloponnèse

De toutes les erreurs – nombreuses – commises par le 14 Mars au cours de cette guerre du Péloponnèse qui se déroule actuellement sur le territoire libanais, la plus grande est sans doute celle d’avoir démobilisé ses troupes après les législatives de 2009, comme au lendemain de l’intifada de l’indépendance en 2005.

La bataille de 2009 avait été gagnante parce que le diagnostic du 14 Mars durant la bataille électorale était le bon, à savoir qu’aucune République n’est viable à l’ombre des armes du Hezbollah ; qu’Athènes et Sparte resteront à jamais deux modèles inconciliables ; que toute la magnificence des 14 mars 2005 finit, au bout du compte, par s’étioler, à trop s’enliser dans le jeu démocratique lorsque ce dernier est vicié par le poids matériel, moral et symbolique des armes. … Lire la suite Sparte vs Athènes : retour au Péloponnèse