Pour un Nuremberg syrien 

Le rapport publié le 18 août dernier par Amnesty International concernant le recours à la torture sur une « grande échelle » par le régime syrien dans ses prisons nous interpelle. Les témoignages des 65 ex-détenus dans la prison militaire de Saydnaya sont glaçants, terrifiants. Si bien qu’il est difficile de ne pas songer, face à la description de ces lieux que l’humanité a désertés, à cette inscription qui, selon Dante, orne la porte de l’Enfer : « Toi qui entre ici abandonne toute espérance. » … Lire la suite Pour un Nuremberg syrien 

La flamme de la liberté ne s’éteindra pas

J’ai suis entré dans le monde du journalisme très tôt, après ma première année d’université, conscient de l’importance cruciale de cette période. Nous étions sous occupation, et la liberté était confisquée. Comme beaucoup de jeunes, j’ai alors considéré que notre engagement dans la lutte pour la restitution de la liberté était un devoir. Il était donc essentiel de s’impliquer dans un journalisme engagé, sur les traces de Michel Chiha, Georges Naccache, Ghassan Tuéni, Gebran Tuéni, et bien sûr, de mon professeur Samir Kassir . Et nous avons eu la grâce de trouver en ces temps un guide inspirant qui nous a insufflé la persévérance et l’amour de la liberté : le patriarche Nasrallah Sfeir. … Lire la suite La flamme de la liberté ne s’éteindra pas

Entre l’anthropophagie et l’entropie

… et puis il y a un seuil où les mots s’épuisent et s’effondrent, inertes, inutiles. Ce seuil-là a été franchi samedi, en Syrie, avec le massacre de Daraya.
À quoi peut bien encore servir le Verbe lorsque l’humanité a cessé d’exister ? À quoi servent désormais les images, lorsque nos rétines ont accepté de se conformer au confort épouvantable de la déshumanisation ? À quoi sert encore le médiateur, lorsqu’il est devenu l’agent passif qui transmet, d’une manière presque jouissive, le spectacle de la mort, dans l’indifférence générale du monde ? … Lire la suite Entre l’anthropophagie et l’entropie