Liban, la souffrance du fond de la mémoire 

Certes, si le canon s’est tu, il n’empêche que la guerre se poursuit, se perpétue par d’autres moyens. D’accusation en accusation, d’insulte en harangue mobilisatrice, le discours politique irresponsable peut faire, dans ce cadre, autant de mal que la gâchette. Il est le détenteur d’une violence symbolique qui se dissimule sournoisement sous les apparats de la culture démocratique et d’un pseudo débat public orienté sur le plus souvent sur la destruction du champ politique. … Lire la suite Liban, la souffrance du fond de la mémoire 

Cela s’appelle l’aurore ?

Il n’est guère utile d’appeler au calme après avoir braqué les citoyens les uns contre les autres, après avoir échauffé leurs esprits au point qu’ils veuillent en arriver au stade de la confrontation. Dans ce sens, la responsabilité est collective. La violence existe désormais en puissance, à l’état de vouloir-être. Il ne lui manque plus que l’espace au sein duquel elle pourra s’exprimer.  … Lire la suite Cela s’appelle l’aurore ?

Pour abréger les souffrances des Libanais

Avec le retrait syrien et l’intifada de l’indépendance, il y avait ce fol espoir de voir les responsables libanais dialoguer librement entre eux, sans tuteur, sans pressions, et sceller un nouveau pacte interlibanais d’indépendance consacrant le vouloir-vivre ensemble comme projet essentiel du Liban et la construction d’un État de droit comme objectif fondamental. … Lire la suite Pour abréger les souffrances des Libanais

Nous étouffons, lâchez prise

Depuis l’océan de vie du printemps de Beyrouth, la sinistrose a contaminé l’ensemble du pays, et vous y avez grandement contribué, à travers vos interminables querelles politiques et votre incapacité, jusqu’à présent, à donner corps, ne serait-ce qu’un tantinet, à l’État. Cet État, apparemment voué à rester cette merveilleuse chimère dont on use, non sans cynisme, pour consoler les amoureux transis, ceux qui ont perdu toute illusion mais qu’il faut cependant maintenir en vie, dans l’espoir qu’il y ait, justement, de l’espoir. … Lire la suite Nous étouffons, lâchez prise

La dernière bataille 

Las de renvoyer dos-à-dos tous ces « saint jean bouche d’or qui prêche le martyr » puisque, paraît-il, faire de la contestation, rejeter la violence et défendre le droit à la vie c’est, en temps de guerre, servir la cause de « l’ennemi »… N’est-ce d’ailleurs pas ce qu’a insinué hier le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans sa dernière apparition télévisée ? Que ne pas vouloir jouer les Malbrough s’en va-t-en-guerre, voire même les désavouer, c’est méphistophélique, criminel… ? … Lire la suite La dernière bataille 

Des hommes d’honneur

Que ces chefs aient enfin décidé d’assumer leurs responsabilités et de mettre fin à leurs infinies querelles sémantiques, c’est très bien. Qu’ils aient enfin compris que l’espace du politique n’est pas celui des échanges d’insultes, qu’il ne se limite pas à la déconstruction, voire à la destruction de l’image de l’autre, c’est magnifique. Qu’ils aient choisi, dans un sursaut de moralité, de laisser enfin un peu de place au véritable dialogue, qui ne saurait être la somme de plusieurs monologues, grand bien leur fasse. Que, pour couronner le tout, ils signent un « pacte d’honneur » pour mettre fin aux tensions qui risquent à tout moment de faire du pays une gigantesque pétaudière, c’est tout à leur honneur. 

Cependant, ce pacte d’honneur ne saurait à aucun moment se transformer en instrument liberticide justifiant, sous des dehors vertueux et au nom du bien commun, des atteintes à la liberté d’expression. … Lire la suite Des hommes d’honneur