Les mots aussi peuvent tuer 

’année 2007 n’a fait que consacrer la déchéance. La contamination a ainsi atteint le discours politique, et, à défaut d’armes automatiques, c’est à coup de slogans, d’insultes, de sarcasmes que l’on massacre, impunément, d’autant que tous les garde-fous ont été emportés dans la confusion. En 2007, c’est avec les mots que l’on tue, désormais. … Lire la suite Les mots aussi peuvent tuer 

Permis de tuer, toujours, impunément 

ierre Gemayel a été criblé de balles pour avoir commis un crime odieux : celui d’obtenir le retrait syrien du Liban, de participer à la mise en place d’un élan national de vie stoppé net par des thanatophiles. Ce n’est pas un hasard si, le soir même de son assassinat, son portrait était placardé derrière toutes les vieilles lignes de démarcation, sur les murs des quartiers populaires de ce qu’on appela un jour Beyrouth-Ouest. … Lire la suite Permis de tuer, toujours, impunément 

Sursauts et subterfuges 

Tout le monde promet de démasquer les coupables, ceux qui cherchent à « semer le chaos », ceux qui veulent torpiller l’échéance présidentielle et allumer des brasiers partout dans la région. Il en était grand temps, et il reste à voir si la communauté internationale, représentée d’abord par le formidable et inépuisable Bernard Kouchner, viendra à bout de son pari. Et pour cause : à force d’alterner le chaud et le froid, le régime syrien et son allié iranien se croient devenus rien moins qu’intouchables.  … Lire la suite Sursauts et subterfuges 

Cela s’appelle l’aurore ?

Il n’est guère utile d’appeler au calme après avoir braqué les citoyens les uns contre les autres, après avoir échauffé leurs esprits au point qu’ils veuillent en arriver au stade de la confrontation. Dans ce sens, la responsabilité est collective. La violence existe désormais en puissance, à l’état de vouloir-être. Il ne lui manque plus que l’espace au sein duquel elle pourra s’exprimer.  … Lire la suite Cela s’appelle l’aurore ?

Pour abréger les souffrances des Libanais

Avec le retrait syrien et l’intifada de l’indépendance, il y avait ce fol espoir de voir les responsables libanais dialoguer librement entre eux, sans tuteur, sans pressions, et sceller un nouveau pacte interlibanais d’indépendance consacrant le vouloir-vivre ensemble comme projet essentiel du Liban et la construction d’un État de droit comme objectif fondamental. … Lire la suite Pour abréger les souffrances des Libanais

La dernière bataille 

Las de renvoyer dos-à-dos tous ces « saint jean bouche d’or qui prêche le martyr » puisque, paraît-il, faire de la contestation, rejeter la violence et défendre le droit à la vie c’est, en temps de guerre, servir la cause de « l’ennemi »… N’est-ce d’ailleurs pas ce qu’a insinué hier le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans sa dernière apparition télévisée ? Que ne pas vouloir jouer les Malbrough s’en va-t-en-guerre, voire même les désavouer, c’est méphistophélique, criminel… ? … Lire la suite La dernière bataille 

Plus personne…

L’affaire des mandats d’amener tourne certes autour de Walid Joumblatt, qui, à la lumière des clivages qui déchirent aujourd’hui le peuple libanais, suscite peut-être des sentiments contradictoires selon les courants politiques et leur positionnement actuel sur l’échiquier politique.

Mais l’affaire dépasse de loin le cas individuel de Walid Joumblatt, et devrait – c’est une question de principe – réveiller le sentiment civique libanais.

À travers Walid Joumblatt, c’est tout Libanais qui est potentiellement touché par cette mesure syrienne liberticide. … Lire la suite Plus personne…