Les soldats du 13 octobre 1990 détenus en Syrie

 Je pense avoir été le premier journaliste, en février 2001, à oser soulever spécifiquement le cas des soldats de l’armée fidèles au général Michel Aoun « disparus » le 13 octobre 1990. Certes, l’on commençait à l’époque timidement à briser le tabou  ;  mais évoquer le cas des soldats aounistes était une autre paire de manches. … Lire la suite Les soldats du 13 octobre 1990 détenus en Syrie

Libérez Hassan Mchaymech !

il existe en effet aujourd’hui un bouc émissaire libanais dans cette situation tragi-comique qui caractérise les relations libano-syriennes. Il s’appelle cheikh Hassan Mchaymech, et il a été arrêté par les moukhabarat syriens le 7 juillet dernier du côté syrien du poste-frontière de Jdeidet Yabous, alors qu’ll se rendait en pèlerinage à La Mecque en voiture avec sa femme et sa mère, selon Amnesty International. Depuis, plus rien. … Lire la suite Libérez Hassan Mchaymech !

Chanter sous le ciel d’Assad 

Imaginons un instant — pure hypothèse de pensée — qu’un chanteur français ou polonais, figure tutélaire de son peuple, se produise à Berlin, quelques mois à peine après la libération de son pays, alors que le régime nazi tient toujours debout.

L’image a de quoi surprendre.

Pour ne pas dire choquer.

C’est pourtant exactement à cette aune qu’il faut mesurer la controverse soulevée par la prestation de Feyrouz en Syrie, à l’occasion de l’événement Damas, capitale culturelle du monde arabe. … Lire la suite Chanter sous le ciel d’Assad 

Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

D’une semaine à l’autre, j’ai par ailleurs l’l’impression de m’être réveillé à Sparte. Il n’y a pas plus que des militaires et des miliciens dans ce pays. Puisque nous sommes à la veille d’un nouveau mandat, je veux poser, comme Samir Kassir, la question suivante : Aasskar aala min ? 

Je souhaite qu’ils soient au service du citoyen et de la fondation de l’État, et pas aux dépens des libertés publiques. Les expériences avec les militaires au pouvoir n’ont pas été particulièrement heureuses. 

J’espère que le nouveau mandat ne s’édifiera pas sur les ruines de la République, des libertés et de la démocratie – en d’autres termes, de la révolution du Cèdre. … Lire la suite Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

Liban, la souffrance du fond de la mémoire 

Certes, si le canon s’est tu, il n’empêche que la guerre se poursuit, se perpétue par d’autres moyens. D’accusation en accusation, d’insulte en harangue mobilisatrice, le discours politique irresponsable peut faire, dans ce cadre, autant de mal que la gâchette. Il est le détenteur d’une violence symbolique qui se dissimule sournoisement sous les apparats de la culture démocratique et d’un pseudo débat public orienté sur le plus souvent sur la destruction du champ politique. … Lire la suite Liban, la souffrance du fond de la mémoire 

Dernières indécences

Il ne suffisait pas de voir, comble de l’indécence, le Liban officiel embrasser sur la bouche ses maîtres d’hier en partance, dans un ultime baroud d’honneur à Rayack. Il a fallu aussi que, près de la place de l’Étoile, des militaires se sentent tenus de taper sur des parents dont le seul crime est de réclamer, depuis des années, au mépris général, la vérité. … Lire la suite Dernières indécences

Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut comprendre…

« Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut saisir ou comprendre. »

C’est bien cette phrase d’un poète canadien contemporain, évoquant la souffrance des victimes de crimes de guerre, qui convient pour qualifier la peine des proches des détenus libanais dans les prisons syriennes. Leur situation est en effet intolérable. … Lire la suite Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut comprendre…

L’important…

Une poignée de jeunes hier, avenue Charles Malek. Venus pour soutenir des parents qui ne veulent qu’une seule chose, la vérité sur le sort de leurs fils, lesquels se trouvent toujours, selon eux, en Syrie. Venus pour écouter le père de Ali et la sœur de Johnny, disparus depuis longtemps, continuer à hurler pour se faire entendre. Une poignée de jeunes hier, pour les aider à se faire entendre, pour prendre le relais, pour extirper toute la rage des dernières années … Lire la suite L’important…