Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Tout le monde sait qu’il y a des prisonniers politiques en Syrie. Tout le monde sait qu’il y a des détenus politiques libanais en Syrie. La question n’a rien de « complexe et d’épineux », sauf pour un directoire qui continue de se voiler la face et de chercher des échappatoires sans oser confronter le présent pour bâtir l’avenir. Inutile de jouer sur les mots pour renvoyer les Libanais à leurs guerres inciviles. Pour l’heure, ils veulent ceux qui croupissent encore dans les prisons syriennes. … Lire la suite Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Affranchir les vagabonds des limbes

De toute évidence, ceux parmi les hommes en uniforme qui, près du palais présidentiel, se sont laissés aller à malmener les parents au passage du convoi du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, pour les empêcher de hurler leur insondable douleur, n’ont jamais écouté ces parents de détenus se mettre à nu, raconter leurs insomnies, leurs misères avec les autorités syriennes, avec les petits arnaqueurs parmi les moukhabarats de la soldatesque de Damas, et avec l’establishment libanais asservi durant quinze ans au régime syrien.  … Lire la suite Affranchir les vagabonds des limbes

Chanter sous le ciel d’Assad 

Imaginons un instant — pure hypothèse de pensée — qu’un chanteur français ou polonais, figure tutélaire de son peuple, se produise à Berlin, quelques mois à peine après la libération de son pays, alors que le régime nazi tient toujours debout.

L’image a de quoi surprendre.

Pour ne pas dire choquer.

C’est pourtant exactement à cette aune qu’il faut mesurer la controverse soulevée par la prestation de Feyrouz en Syrie, à l’occasion de l’événement Damas, capitale culturelle du monde arabe. … Lire la suite Chanter sous le ciel d’Assad 

Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

D’une semaine à l’autre, j’ai par ailleurs l’l’impression de m’être réveillé à Sparte. Il n’y a pas plus que des militaires et des miliciens dans ce pays. Puisque nous sommes à la veille d’un nouveau mandat, je veux poser, comme Samir Kassir, la question suivante : Aasskar aala min ? 

Je souhaite qu’ils soient au service du citoyen et de la fondation de l’État, et pas aux dépens des libertés publiques. Les expériences avec les militaires au pouvoir n’ont pas été particulièrement heureuses. 

J’espère que le nouveau mandat ne s’édifiera pas sur les ruines de la République, des libertés et de la démocratie – en d’autres termes, de la révolution du Cèdre. … Lire la suite Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants