Les illusions du dialogue… en 2001

En avril-mai 2001, j’entamais une série d’interviews avec des personnalités politiques d’horizons différents sur la nécessité et la possibilité d’un dialogue national. Tout le monde parlait de « dialogue », mais le pouvoir prosyrien y voyait un moyen d’amollir les positions de l’opposition et d’en noyer les revendications dans un magma informe de problèmes. … Lire la suite Les illusions du dialogue… en 2001

Se souvenir de la promesse d’août 2001

S’il est une leçon que les composantes du 14 Mars devraient avoir assimilée depuis le 14 mars 2005, c’est que chacune d’entre elles n’existe quasiment plus à l’extérieur du collectif du 14 Mars ; qu’il se retrouve immédiatement réduit à sa dimension communautaire ou partisane, sinon – et le phénomène est tout à fait nouveau – spécifiquement clanique, dans la mesure où même le public communautaire et partisan s’est « 14 marsisé » et s’identifie désormais plus au collectif qu’aux personnes. … Lire la suite Se souvenir de la promesse d’août 2001

La stratégie du rameau d’olivier

Le dialogue national à Baabda s’annonce comme un simulacre, selon plusieurs critiques, qui soulignent son inutilité face au véritable problème des armes détenues par le Hezbollah. La guerre de Gaza doit inciter à repenser la défense au Liban, car la violence des deux côtés est stérile. La paix est essentielle pour la stabilité régionale. … Lire la suite La stratégie du rameau d’olivier

Retourner à l’ère Lahoud ?

Les manifestations réclamant un retour à l’ère d’Émile Lahoud révèlent les attentes du Hezbollah vis-à-vis de Michel Sleiman, qui, contrairement à Lahoud, incarne la nouvelle indépendance libanaise. Sleiman défend un discours basé sur la légalité internationale et le dialogue, ce qui irrite le Hezbollah, avide de contrôle sur la présidence. … Lire la suite Retourner à l’ère Lahoud ?

Cela s’appelle l’aurore ?

Il n’est guère utile d’appeler au calme après avoir braqué les citoyens les uns contre les autres, après avoir échauffé leurs esprits au point qu’ils veuillent en arriver au stade de la confrontation. Dans ce sens, la responsabilité est collective. La violence existe désormais en puissance, à l’état de vouloir-être. Il ne lui manque plus que l’espace au sein duquel elle pourra s’exprimer.  … Lire la suite Cela s’appelle l’aurore ?

Pour abréger les souffrances des Libanais

Avec le retrait syrien et l’intifada de l’indépendance, il y avait ce fol espoir de voir les responsables libanais dialoguer librement entre eux, sans tuteur, sans pressions, et sceller un nouveau pacte interlibanais d’indépendance consacrant le vouloir-vivre ensemble comme projet essentiel du Liban et la construction d’un État de droit comme objectif fondamental. … Lire la suite Pour abréger les souffrances des Libanais

Nous étouffons, lâchez prise

Depuis l’océan de vie du printemps de Beyrouth, la sinistrose a contaminé l’ensemble du pays, et vous y avez grandement contribué, à travers vos interminables querelles politiques et votre incapacité, jusqu’à présent, à donner corps, ne serait-ce qu’un tantinet, à l’État. Cet État, apparemment voué à rester cette merveilleuse chimère dont on use, non sans cynisme, pour consoler les amoureux transis, ceux qui ont perdu toute illusion mais qu’il faut cependant maintenir en vie, dans l’espoir qu’il y ait, justement, de l’espoir. … Lire la suite Nous étouffons, lâchez prise