Des dangers culturels de la censure: un plaidoyer pour la liberté

La censure au Liban est un problème complexe et évolutif qui affecte la liberté d’expression, souvent exacerbée par des groupes communautaires et des fondamentalistes cherchant à imposer leur pouvoir, compromettant ainsi la démocratie. … Lire la suite Des dangers culturels de la censure: un plaidoyer pour la liberté

Le Centre catholique d’information au service de la censure

En d’autres termes, le CCI appelle les autorités politiques à interdire le rock en faisant assumer à ce dernier les suicides, la « culture de la mort », la drogue et « l’hostilité ». Il s’agit, une fois de plus, d’un appel, au nom de la morale, à une forme de censure et à une action par des censeurs sous le label de l’Église…  … Lire la suite Le Centre catholique d’information au service de la censure

Variations sur l’État

Le projet de l’État est-il voué à demeurer à l’état de projet ?
À cette question existentielle et éternelle, point de réponse globale, scientifique, exacte. Rien que des approximations, qui génèrent, très souvent, une multitude d’autres questions encore plus vastes… et nous revoilà plongés immédiatement dans cette « hantise de l’essentiel », contre laquelle nous mettait en garde Cioran ; hantise créatrice de négation, de stérilité, de néant. … Lire la suite Variations sur l’État

État de disgrâce

Le coup de force contre Beyrouth a prouvé que le maintien des armes, s’il permet effectivement au Hezbollah de se défendre contre une agression de l’ennemi israélien, est éminemment politique. Que « les armes seront toujours prêtes à défendre les armes » pour reprendre l’excellente formule de Hassan Nasrallah avant le début de l’invasion de la capitale en mai dernier. Que les armes sont là pour assurer le privilège d’une communauté sur l’ensemble de la nation, et même à son détriment. … Lire la suite État de disgrâce

Avant qu’il ne soit trop tard… 

Ce que Michel Sleiman a surtout réussi à faire, du moins jusqu’à présent, c’est une rupture, dans le style, avec la démagogie et le populisme bon marché (surtout en milieu chrétien), deux points forts (et fort irritants) de son inénarrable et indigeste prédécesseur.

Le ton posé, calme et rationnel, sans grandes formules ni slogans grandiloquents et pompeux, n’est pas sans rasséréner un tantinet, tant le déchaînement des passions et la volonté d’exciter les foules ont pris le dessus sur l’entendement au cours des dernières années. … Lire la suite Avant qu’il ne soit trop tard… 

Pour abréger les souffrances des Libanais

Avec le retrait syrien et l’intifada de l’indépendance, il y avait ce fol espoir de voir les responsables libanais dialoguer librement entre eux, sans tuteur, sans pressions, et sceller un nouveau pacte interlibanais d’indépendance consacrant le vouloir-vivre ensemble comme projet essentiel du Liban et la construction d’un État de droit comme objectif fondamental. … Lire la suite Pour abréger les souffrances des Libanais

Pour le triomphe de l’individualité 

Le Liban est un pays où se confrontent l’individualité et la communauté depuis des siècles. Ahmad Farès el-Chidiac, figure emblématique de la Nahda, incarne cette lutte. Aujourd’hui, Tarek Mitri prône une renaissance culturelle pour garantir la liberté individuelle, combattre la censure et encourager les jeunes à s’engager dans un changement positif. … Lire la suite Pour le triomphe de l’individualité 

Ultime rappel à l’ordre  

En fait, Edmond Naïm avait le sens de l’État, l’État de droit. Inévitablement. Par-delà les combats de chefs et la cristallisation des sentiments communautaires qui leur sert de carburant. Il vivait cette réalité dans son parcours académique, dans son action au sein de la société civile, dans son expérience au service de l’État. Et pourtant ce même État, empêtré dans ses crises existentielles sur six décennies, ne lui a jamais manifesté la moindre preuve de reconnaissance de son vivant, même si chaque Libanais lui vouait l’immense respect que l’on doit aux sommités de ce monde.  … Lire la suite Ultime rappel à l’ordre  

La société libanaise face à son examen de conscience 

Dans le repositionnement communautaire qui a accompagné les législatives, beaucoup, même dans les rangs de la société civile, ont cherché à se positionner en fonction des nouveaux clivages. Peu sont ceux qui ont fait l’effort de réagir dans la logique de la société civile, c’est-à-dire d’échapper à la « recommunautarisation », de penser le phénomène, de l’analyser sans prendre parti. Quelque part, nous avons été happés par la nouvelle dynamique, qui risque de déboucher sur un statisme à l’échelle institutionnelle. Le problème se situe à ce niveau. Dans le débat public, il y a beaucoup de politique politicienne, il n’y a pas assez de politique publique. … Lire la suite La société libanaise face à son examen de conscience