Starmania

Michel Berger et Luc Plamondon avaient-ils déjà à l’époque la certitude que Zéro Janvier, parfait résumé caricatural de tous les populistes, tyrans et autres parangons du discours de la haine à travers l’Histoire, deviendrait un véritable trend au début du XXIe siècle ? Qu’un golden-boy porté par le petit écran et la rhétorique politique d’un loubard ayant mal vieilli deviendrait un jour de novembre 2016 « président de l’Occident ». … Lire la suite Starmania

L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe 

C’est avec un mélange certain de curiosité et d’excitation que j’ai dévoré, presque d’une seule traite, l’ouvrage de Najib Liyan, L’Envers du paradis. J’avoue avoir été conquis par un style singulier, qui dénote la profonde érudition de son auteur, mais aussi son éclectisme, sa polyvalence – et même parfois aussi son ambivalence.  … Lire la suite L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe 

(R)évolution permanente

« On me prend pour un érudit, un intellectuel, un gratte-papier. Et je ne suis rien de tout cela. Mes doigts, quand j’écris, ne se tachent pas d’encre, mais de sang. Je crois n’être que ceci: une âme qui ne se prosterne pas ».

Les mots sont de Nikos Kazantzakis. Pourtant ils semblent bien avoir été écrits, il y a déjà plus d’un demi-siècle, pour Nassir el-Assaad. … Lire la suite (R)évolution permanente

Gérard Bejjani, ce bateau ivre de pudeur, d’éclat et de générosité…

Gérard Bejjani, cet homme que l’ordre des Palmes académiques a su distinguer hier avec l’intelligence du cœur, a l’éloquence paradoxale des grands timides, l’éclat des grands esthètes, la passion des grands humanistes, la discipline des grands ascètes, la discrétion et l’humilité des grands esprits. … Lire la suite Gérard Bejjani, ce bateau ivre de pudeur, d’éclat et de générosité…

À travers le vent, je parle aux hommes

La Beauté est donc dans la spécificité, ce qui fait qu’une chose ou une personne est ce qu’elle est. « Je t’aime pour qui tu es », répond-il à celle qui se lamente en disant : « Je n’aime pas qui je suis ». Cela, Rami Azzam en était certain, et, ensemble, dans les dernières années de notre adolescence, nous avons conspué le déterminisme de Camus et les abysses de Nietzsche, célébré la Beauté avec Oscar Wilde et fredonné une certaine anarchie libératrice avec Brassens… … Lire la suite À travers le vent, je parle aux hommes

La dernière bataille 

Las de renvoyer dos-à-dos tous ces « saint jean bouche d’or qui prêche le martyr » puisque, paraît-il, faire de la contestation, rejeter la violence et défendre le droit à la vie c’est, en temps de guerre, servir la cause de « l’ennemi »… N’est-ce d’ailleurs pas ce qu’a insinué hier le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans sa dernière apparition télévisée ? Que ne pas vouloir jouer les Malbrough s’en va-t-en-guerre, voire même les désavouer, c’est méphistophélique, criminel… ? … Lire la suite La dernière bataille 

Ultime rappel à l’ordre  

En fait, Edmond Naïm avait le sens de l’État, l’État de droit. Inévitablement. Par-delà les combats de chefs et la cristallisation des sentiments communautaires qui leur sert de carburant. Il vivait cette réalité dans son parcours académique, dans son action au sein de la société civile, dans son expérience au service de l’État. Et pourtant ce même État, empêtré dans ses crises existentielles sur six décennies, ne lui a jamais manifesté la moindre preuve de reconnaissance de son vivant, même si chaque Libanais lui vouait l’immense respect que l’on doit aux sommités de ce monde.  … Lire la suite Ultime rappel à l’ordre  

Une étoile fulgurante, un éternel rebelle

À rebours, Samir Kassir était effectivement ce que Georges Brassens aurait appelé « un oiseau de passage », irrémédiablement, fatalement amoureux de la liberté, par-delà toutes les frontières, terrestres ou virtuelles. Un oiseau épris des nuées, planant toujours en solitaire, sans cesse à contre-courant, sans jamais demander à quiconque de le suivre dans les hauteurs inaccessibles pour beaucoup de ses pairs, et qu’il avait fait le choix d’explorer dans ses éditoriaux, parfaitement conscient du danger qu’il encourrait, mais en même temps tellement libre qu’il s’en souciait bien (trop) peu. … Lire la suite Une étoile fulgurante, un éternel rebelle