Apprentissages

Que veux-tu, Nathanaël, soixante-dix ans, c’est lourd. On perd sa prestance, son prestige. On tombe de son piédestal. On accepte son déchirement, sa déchéance ; pire même, on apprend à s’y complaire. On oublie les visages et on oublie les voix. Ou alors on les réinvente. Que dis-je, on les remplace par des masques, par des marionnettes. On oublie même de dialoguer avec les morts. Le cœur, quand ça bat plus…  … Lire la suite Apprentissages

Le jour où le journalisme est mort

Ghassan Tuéni aura eu le destin d’un demi-dieu maudit de la mythologie grecque. Une sorte de Prométhée moderne, puni de porter en lui ce génie flamboyant, cette liberté d’esprit atypique et ce goût immodéré de la culture de paix, et de vouloir les transmettre contre vents et marées à ses concitoyens dans un pays progressivement abandonné à la violence, la barbarie et la médiocrité. … Lire la suite Le jour où le journalisme est mort

Ô Capitaine, mon capitaine !

Grâce à vous, nous avons eu un luxe rare à 17 ans de pouvoir découvrir des mondes que nous n’aurions peut-être jamais côtoyés autrement. Vous nous emmeniez en effet toujours au-delà du monde sensible, dans l’univers de l’invisible, pour tenter de voir avec le cœur ce que les yeux ne pouvaient pas comprendre.  Racine, Flaubert, Camus, Sartre, Baudelaire, Rimbaud, évidemment, Corbière, Cros, Lautréamont, Artaud, Verhaeren, Mallarmé, Moravia, Hesse, Marquez, Zweig, Mishima, Kazantzakis, Kawabata, Pessoa, Garcia Lorca, Tournier – j’en oublie évidemment beaucoup… mais aussi Van Gogh, Klimt, Monet, Cézanne, Gauguin et toute une chorale de peintres qui, toujours grâce à cet authentique passeur entre les rives de l’Art que vous êtes, que nous apprenions à écouter avec des yeux contemplatifs comme du Mozart ou du Bach… … Lire la suite Ô Capitaine, mon capitaine !