Michel Chiha, une vision libanaise

En ce sens, l’œuvre de Chiha est un havre de sécurité, un hameau de rationalité, d’équilibre, de modération et de bon sens, au sein duquel il est bon de pouvoir se réfugier, loin de la médiocrité et de l’insanité auxquels nous nous trouvons actuellement confrontés, au niveau de la chose publique et de ses représentants – qui plus est en cette période électorale.  … Lire la suite Michel Chiha, une vision libanaise

Une voie vers la modernité

Les inqualifiables tueries de Toulouse et de Montauban perpétrées la semaine dernière par un jeune Français d’origine algérienne, Mohammad Merah, ont horrifié le monde entier. Le traumatisme a en effet été énorme à travers la planète entière, d’autant que le tueur a pris pour cible des enfants. L’acte inhumain de Merah a donné lieu à toutes sortes d’analyses, mais le choc initial, malgré toutes les tentatives de rationalisation pour essayer de comprendre pourquoi, reste intact. Autant dire que les mots n’arrivent plus à mettre un baume, encore moins à trouver un remède, au mal extrémiste islamiste qui ronge lentement l’Europe. … Lire la suite Une voie vers la modernité

Ô Capitaine, mon capitaine !

Grâce à vous, nous avons eu un luxe rare à 17 ans de pouvoir découvrir des mondes que nous n’aurions peut-être jamais côtoyés autrement. Vous nous emmeniez en effet toujours au-delà du monde sensible, dans l’univers de l’invisible, pour tenter de voir avec le cœur ce que les yeux ne pouvaient pas comprendre.  Racine, Flaubert, Camus, Sartre, Baudelaire, Rimbaud, évidemment, Corbière, Cros, Lautréamont, Artaud, Verhaeren, Mallarmé, Moravia, Hesse, Marquez, Zweig, Mishima, Kazantzakis, Kawabata, Pessoa, Garcia Lorca, Tournier – j’en oublie évidemment beaucoup… mais aussi Van Gogh, Klimt, Monet, Cézanne, Gauguin et toute une chorale de peintres qui, toujours grâce à cet authentique passeur entre les rives de l’Art que vous êtes, que nous apprenions à écouter avec des yeux contemplatifs comme du Mozart ou du Bach… … Lire la suite Ô Capitaine, mon capitaine !

Un héros (très) discret

Jean Salem est mort samedi comme il a vécu, dans ce paradoxe absolu entre sa gigantesque stature d’érudit – celle-là qui a conduit tant d’énergies négatives à vouloir, par mesquinerie, le « tuer » académiquement – et sa modestie mortifiante, sa discrétion extraordinaire. Un paradoxe qui rend tout hommage à tout ce qu’il a été une aventure quasiment impossible. … Lire la suite Un héros (très) discret

La vraie dignité

La guerre entre Israël et le Hezbollah entre dans sa deuxième quinzaine, et elle n’est apparemment pas près de finir, s’il faut en croire les deux « sociétés guerrières » (Israël et le Hezbollah) qui ont décidé, chacune de son côté, que cet affrontement était pour elles une question « de vie ou de mort ». Cela n’est d’ailleurs guère étonnant, tant la pulsion de mort semble habiter les discours des deux belligérants, et, surtout leurs actes. À force de conspuer l’autre, de le haïr, de le vouer aux gémonies, on finit par lui ressembler. … Lire la suite La vraie dignité

Le Prix Rami Azzam, un acte de résistance 

Ainsi est Rami Azzam. Un cœur ébloui et guidé par la Beauté, un sourire messager de joie, un esprit dévoué aux causes les plus nobles. Un sens de l’éthique et de l’esthétique irréprochable. Tout simplement lui-même, sans excès, sans accrocs, discret, pudique, toujours compréhensif, toujours prêt à servir, jusqu’aux limites de l’impossible. … Lire la suite Le Prix Rami Azzam, un acte de résistance