Le Printemps du Patriarche

La reconquête de la souveraineté libanaise entre 1990 et 2005 fut influencée par de nombreuses volontés, notamment celle du patriarche maronite Nasrallah Sfeir. Son rôle consistait à préserver l’indépendance des chrétiens face aux défis militaires et politiques, soulignant une opposition non violente au régime syrien et promouvant l’unité nationale chrétienne. … Lire la suite Le Printemps du Patriarche

Assem Salam… sur un air de requiem

ssem Salam, un homme raffiné, structuré, flegmatique, pince-sans-rire et d’une culture incroyable – une espèce réellement en voie de disparition -, s’était lancé, à l’aube des années 2000, dans une nouvelle bataille, pour la souveraineté et l’indépendance de son pays. Pour la démocratie et le dialogue, aussi : l’une de ses hantises était de jeter des passerelles entre les Libanais pour panser les plaies de la guerre civile, … Lire la suite Assem Salam… sur un air de requiem

Le Prince des Nuées

C’est un homme d’une élégance rare.

La carrure est imposante, la stature tout autant.

L’accolade, ou la poignée de main – c’est selon – est, elle, paradoxale.

L’attitude est tout à fait cordiale, chaleureuse même, mais l’élan est toujours retenu par une pudeur authentique, ontologique.

Il en est ainsi du visage aussi : toujours sérieux, parfois même grave, selon les circonstances, mais toujours bienveillant, souriant, et souvent, même dans l’épreuve de la maladie, rayonnant. … Lire la suite Le Prince des Nuées

Variations sur l’État

Le projet de l’État est-il voué à demeurer à l’état de projet ?
À cette question existentielle et éternelle, point de réponse globale, scientifique, exacte. Rien que des approximations, qui génèrent, très souvent, une multitude d’autres questions encore plus vastes… et nous revoilà plongés immédiatement dans cette « hantise de l’essentiel », contre laquelle nous mettait en garde Cioran ; hantise créatrice de négation, de stérilité, de néant. … Lire la suite Variations sur l’État

Délit d’incohérence

La question n’est pas de savoir si Michel Sleiman serait ou ne serait pas un bon président de la République s’il vient finalement à être élu : il faudra le juger sur ses actes, passés les premiers temps de son mandat. Il faudra aussi qu’il soit, dans ce cadre, meilleur que ses prédécesseurs militaires à la tête de l’État qui tous, sans exception aucune, mais à des degrés différents (Fouad Chéhab n’est évidemment pas Émile Lahoud), ont utilisé le savoir-faire de l’uniforme pour crucifier les libertés publiques et ouvrir la voie à la censure. … Lire la suite Délit d’incohérence