L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe 

C’est avec un mélange certain de curiosité et d’excitation que j’ai dévoré, presque d’une seule traite, l’ouvrage de Najib Liyan, L’Envers du paradis. J’avoue avoir été conquis par un style singulier, qui dénote la profonde érudition de son auteur, mais aussi son éclectisme, sa polyvalence – et même parfois aussi son ambivalence.  … Lire la suite L’Envers du Paradis, ou le Diable au Verbe 

Voyage au bout de l’enfer

Il est difficile de ne pas penser, avec effroi, à la mise en garde gravée sur le portail de l’Enfer de Dante, en parcourant les pages sombres, apocalyptiques, – mais pourtant parsemées d’éclats de lumière – de la folle équipée à laquelle nous invite Sofia Amara dans son premier ouvrage, à travers les villes et les régions syriennes, happées une à une dans le tourbillon de violence généré par la répression assadiste de la révolution civile à partir de mars 2011.    … Lire la suite Voyage au bout de l’enfer

Du devoir d’empathie sur les cimes de la liberté

L’impuissance du monde à empêcher la poursuite du massacre par l’armée de Bachar el-Assad dans les villes syriennes insurgées pose un problème humain, philosophique et ontologique fondamental : comment donc peut-on encore admettre au XXIe siècle qu’un psychopathe puisse disposer de cette manière d’un droit de vie ou de mort sur autant de vies humaines, qui plus est quand la répression est menée au vu et au su de tous ? … Lire la suite Du devoir d’empathie sur les cimes de la liberté

Alice au pays de la violence

En Occident, il me semble que, prenant le relais des idéologies holistes, la mondialisation, dans son aspect sauvage et déshumanisé a pris le dessus, jusqu’à présent, sur l’individuation, débouchant sur l’identitaire. En Orient en revanche, Liban inclus, c’est jusqu’à présent le triptyque tribalisme/dictature/extrémisme religieux qui a empêché l’émancipation de l’individu, de la personne humaine comme fin en soi, et qui nous maintient prisonniers de l’identitaire. La violence est en effet difficile à éradiquer. Elle est au cœur de la construction sociale. Mais elle n’est pas une fatalité. Ce qu’il faudrait peut-être, c’est venir à bout de ce voyage initiatique au bout des ténèbres de la violence, pour reprendre le titre de l’ouvrage de mon ami et maître Samir Frangié, et de commencer enfin que, « dans la relation à l’autre, il ne s’agit pas d’aller chez cet autre pour devenir comme lui, ni d’amener cet autre chez nous pour le rendre semblable à nous. … Lire la suite Alice au pays de la violence