L’ultime « intifada dans l’intifada »

Un peuple (pour éviter le vocable polémique de « nation ») ne peut pas vivre sans idéal. Il ne peut vivre sans rêves. Il peut se contenter d’être, d’exister, si on abolit en lui la part du rêve, mais son existence ne sera plus une longue marche génératrice de vie. Elle sera linéaire, dépourvue d’absolu. … Lire la suite L’ultime « intifada dans l’intifada »

La société libanaise face à son examen de conscience 

Dans le repositionnement communautaire qui a accompagné les législatives, beaucoup, même dans les rangs de la société civile, ont cherché à se positionner en fonction des nouveaux clivages. Peu sont ceux qui ont fait l’effort de réagir dans la logique de la société civile, c’est-à-dire d’échapper à la « recommunautarisation », de penser le phénomène, de l’analyser sans prendre parti. Quelque part, nous avons été happés par la nouvelle dynamique, qui risque de déboucher sur un statisme à l’échelle institutionnelle. Le problème se situe à ce niveau. Dans le débat public, il y a beaucoup de politique politicienne, il n’y a pas assez de politique publique. … Lire la suite La société libanaise face à son examen de conscience 

L’État de barbarie, encore et toujours…  

Le 22 mai 1985, Michel Seurat, chercheur au CNRS, était enlevé au Liban, puis assassiné quelques temps après. Les regards accusateurs s’étaient tournés vers l’Iran et ses ramifications politiques au Pays du Cèdre, mais il est de notoriété publique que le brillant sociologue français avait fait de la Syrie son laboratoire privilégié de recherche, et qu’il avait consacré au régime baassiste une série d’articles. Les études de Seurat sur le régime syrien devaient ensuite être publiées dans un recueil intitulé L’État de barbarie.  … Lire la suite L’État de barbarie, encore et toujours…  

De haut-commissaire au Liban à bouc émissaire en Syrie ?

Durant vingt ans, Ghazi Kanaan a été, de Anjar, l’incarnation même de la domination syrienne au Liban – « mitrailleur », quand il s’agissait de dissuader par la barbarie, déstabilisateur sournois quand il fallait tantôt abaisser et tantôt soumettre ; faux pacificateur dès lors qu’il s’agissait d’éteindre l’incendie qu’il venait d’allumer… … Lire la suite De haut-commissaire au Liban à bouc émissaire en Syrie ?

Le Hezbollah, de l’invincibilité à la vulnérabilité 

En mai 2000, le retrait israélien du Liban a renforcé la légitimité du Hezbollah, qui s’est positionné comme la principale force régionale. Cependant, après l’assassinat de Rafic Hariri et des changements politiques, son pouvoir a été contesté. Le Hezbollah doit maintenant naviguer dans un nouveau paysage, cherchant légitimité et partenariat avec d’autres factions libanaises. … Lire la suite Le Hezbollah, de l’invincibilité à la vulnérabilité 

L’insensé règne de l’hybride

la révolution du Cèdre est restée inachevée, et Émile Lahoud n’a pas quitté le pouvoir. La logique même aurait voulu que le pouvoir cesse d’être schizophrène, et que tous les symboles de l’ancien régime s’en aillent avec le régime. Faute de quoi le pays est resté prisonnier d’une dimension intermédiaire, hybride, monstrueuse, qui ouvre la voie à toutes les éventualités. … Lire la suite L’insensé règne de l’hybride

Pour éviter que ne s’agrandisse le fossé entre les deux peuples

Le long contentieux entre Beyrouth et Damas nécessite une analyse calme. Fouad Siniora a initié un dialogue pour améliorer les relations entre le Liban et la Syrie, marquées par des tensions et des hostilités. L’avenir des relations dépend d’une attitude pragmatique et d’une volonté de changement, évitant de réveiller les haine historiques. Mais cela passe d’abord par une volonté syrienne de changer d’attitude. … Lire la suite Pour éviter que ne s’agrandisse le fossé entre les deux peuples

Du front de la Gauche universelle à l’autocritique et l’ouverture

Georges Haoui avait perçu, beaucoup plus tôt que bien de ses anciens compagnons d’armes, la nécessité de prendre les chemins de l’autocritique, de remettre en question une expérience de quinze années d’une guerre destructrice. Après 1990, au moment où les seigneurs de la guerre de tous bords cherchaient un petit coin de paradis sous l’ombrelle syrienne, il avait progressivement pris ses distances, et s’était investi d’une mission sacrée : promouvoir le dialogue interne et la réconciliation nationale … Lire la suite Du front de la Gauche universelle à l’autocritique et l’ouverture