De la race des aigles
Ceux qui ont tué Samir Kassir ont visé juste. Ils ne pouvaient mieux réussir leur coup. La place qu’il a été forcé de quitter est impossible à combler. … Lire la suite De la race des aigles
Ceux qui ont tué Samir Kassir ont visé juste. Ils ne pouvaient mieux réussir leur coup. La place qu’il a été forcé de quitter est impossible à combler. … Lire la suite De la race des aigles
Il ne suffisait pas de voir, comble de l’indécence, le Liban officiel embrasser sur la bouche ses maîtres d’hier en partance, dans un ultime baroud d’honneur à Rayack. Il a fallu aussi que, près de la place de l’Étoile, des militaires se sentent tenus de taper sur des parents dont le seul crime est de réclamer, depuis des années, au mépris général, la vérité. … Lire la suite Dernières indécences
La révolution politique qui s’est déroulée au Liban, le printemps de Beyrouth, a atteint certaines limites : si les résultats obtenus ont été inespérés, à commencer par le retrait total de l’armée syrienne et l’émergence d’un nouveau rapport de forces, il reste que le changement mettra du temps à apparaître véritablement, ou du moins à s’institutionnaliser. … Lire la suite Résistance culturelle, contagion de la liberté
La phrase de Bob Dylan a inspiré le mouvement des Weathermen, un groupe révolutionnaire américain des années 1970, mais la contestation estudiantine ne se résume pas à la violence. En parallèle, le Liban a des mouvements étudiants influencés par des causes politiques différentes, prônant la non-violence dans leur lutte pour la souveraineté. … Lire la suite Ces « Weathermen » qui font le Printemps
L’ironie veut que le Léviathan, monstre marin, ait d’abord été chanté dans les poèmes d’Ougarit, mieux connue aujourd’hui sous le nom de Lattaquié. Ce n’est donc pas un hasard si le Léviathan libanais est effectivement syrien. … Lire la suite L’utopie de la sécurité syrienne au Liban
Depuis quelques jours, les Libanais se livrent à un auto-exorcisme salvateur. En déboulonnant certaines idoles importées qui leur étaient trop pesantes, en réinvestissant, en re-nationalisant des espaces symboliquement liés aux schèmes de la haine. Ils se réapproprient ainsi leur mémoire collective. Le hasard fait bien les choses d’ailleurs : au moment où ces monuments s’effondrent, les manifestations pour la liberté se font autour de symboles authentiquement libanais, ceux-là, à commencer par la statue des Martyrs. … Lire la suite Les Beaux Rivages du Printemps
Le processus de « syrianisation » s’est établi, en trente ans, sur la décomposition du tissu sociocommunautaire libanais. Hier, le nouveau pacte de convivialité formulé par le peuple libanais dans Beyrouth plusieurs fois meurtrie, mais toujours reconstruite, a définitivement mis fin à l’hégémonie syrienne sur le pays. … Lire la suite Océan de vie
Ce que Hassan Nasrallah a fait hier, consciemment ou pas, c’est sonner le glas de la domination syrienne sur le pays, envers et contre toutes les apparences. … Lire la suite Baroud d’honneur ?
Le vent du changement, cet irrésistible ouragan de liberté blanc et rouge qui déferle sur le Liban, a gagné un peuple désormais doté d’une conscience nationale par une allégeance posthume et ayant la force d’une mémoire collective, à des leaders désormais mythifiés, transfigurés, de Kamal Joumblatt à Rafic Hariri. Concentrée au coeur du Beyrouth reconstruit par Rafic Hariri, sur la symbolique place des Martyrs, la vague de changement, cette brise légère d’un matin de printemps, a soufflé sur l’ensemble du Liban. … Lire la suite Le vent du changement