Samir Frangié, l’homme qui donnait à la politique ses lettres de noblesse

Avec son sourire à la fois débonnaire et malicieux, son élégance de bey rebelle, mais toujours une modestie incomparable et une ouverture d’esprit maximale, il cherchait, contre vents et marées, à donner du sens – voire ses lettres de noblesse – à la politique, même lorsque cette dernière se faisait pour le moins garce, impétueuse, insupportable. … Lire la suite Samir Frangié, l’homme qui donnait à la politique ses lettres de noblesse

Comment l’on suicide une République 

Michel Aoun est sur le point de devenir président du Liban après une longue période de crise politique, avec le soutien de Saad Hariri et Samir Geagea. Aoun est un danger pour la République, notamment en raison de ses liens avec le Hezbollah. La République est sur le point d’être sacrifiée sur l’autel des intérêts des chefs de file du 14 Mars. … Lire la suite Comment l’on suicide une République 

La Légion d’honneur à Samir Frangié : un message d’espoir

Depuis plusieurs décennies, Samir Frangié œuvre inlassablement pour un autre Liban, fondé sur un faisceau de valeurs, parmi lesquelles la réconciliation, le respect de l’autre, y compris dans l’adversité , la finalité de la personne humaine, la souveraineté, l’indépendance et la démocratie, et surtout la revalorisation et la promotion du vivre-ensemble. … Lire la suite La Légion d’honneur à Samir Frangié : un message d’espoir

7 et 9 août 2001 : que jamais ne revienne…

Que sont aujourd’hui les images du 7 et du 9 août 2001 au temps où les barils de poudres assadistes anéantissent, assassinent des enfants syriens par centaines chaque mois, où l’aviation russe bombarde les hôpitaux à Alep, où tous les déséquilibrés – qui au plan psychique, qui au niveau idéologique – brandissent désormais l’étendard de Daech ou de l’extrême droite pour commettre des atrocités qu’aucun esprit rationnel ne saurait comprendre ?
Rien, sans doute. … Lire la suite 7 et 9 août 2001 : que jamais ne revienne…

Né quelque part… 

C’était les 29 et 30 décembre 1982.
Maxime Le Forestier avait été sollicité par l’ambassade de France pour venir chanter dans Beyrouth, sinistré, ravagé par l’invasion israélienne et les massacres de Sabra et Chatila.
Selon Bénédicte Chamoun, témoin de ce double concert au Piccadilly, quelques fans remontés contre l’envahisseur attendaient l’intéressé avec des tee-shirts estampillés : « I survived opération Peace for Galilea ». … Lire la suite Né quelque part… 

Nouhad Souhaid, l’archétype de la femme-courage, n’est plus

Le Liban a perdu lundi l’ancienne députée Nouhad Germanos Souhaid, l’une des figures iconiques du leadership féminin au sein de la vie politique libanaise et l’un des grands symboles de la région de Jbeil. Tout un pan de l’histoire des grandes rivalités politiques de la ville entre le Helf et le Nahj s’en va avec elle.
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Printemps dans le printemps

Il y a dix ans, Samir Kassir, journaliste et militant, a été assassiné pour son engagement en faveur d’un Liban libre et d’une société arabe modernisée. Son message reste pertinent : le divorce entre les idéaux du 14 Mars et les formations politiques est désormais consommé, malgré la nécessité de démocratie et de réforme pour éviter la répression et la montée de l’extrémisme. … Lire la suite Printemps dans le printemps

Sélim Abou, la flamme de la résistance

À l’heure où le patriarche Sfeir menait une bataille sur le front politique, une autre personnalité, raffolant tout aussi peu des honneurs et du eu des projecteurs que le maître de Bkerké, s’instituait, sur le registre symbolique, comme le véritable pourfendeur de l’occupation syrienne. Il s’agit du recteur de l’Université Saint-Joseph entre 1995 et 2003, le père Sélim Abou, figure emblématique de toute une jeunesse en révolte contre l’occupant et animée par les idéaux de la « résistance culturelle ». … Lire la suite Sélim Abou, la flamme de la résistance