On ne laisse pas les gens mourir…

« Un tribunal spécial pour le Liban ? Mais encore faudrait-il, pour cela, que le Liban continue d’exister. À quoi bon un tribunal, s’il doit être édifié sur des cendres ? À quoi bon, un tribunal, s’il n’y a plus de Liban, ou, encore moins, de Libanais ? ». Comment décrypter autrement cette sortie ubuesque du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, à l’aune de l’émergence du Fateh el-Islam à Nahr el-Bared ? … Lire la suite On ne laisse pas les gens mourir…

Fidélité

Le « péché originel » commis par les démocrates syriens qui croupissent aujourd’hui en prison, c’est d’avoir proclamé, dans une déclaration historique, « Beyrouth-Damas, Damas-Beyrouth », la « nécessité d’une reconnaissance syrienne définitive de l’indépendance du Liban, et l’abandon de toute réserve et de toute manoeuvre à ce sujet ». … Lire la suite Fidélité

Liban, la souffrance du fond de la mémoire 

Certes, si le canon s’est tu, il n’empêche que la guerre se poursuit, se perpétue par d’autres moyens. D’accusation en accusation, d’insulte en harangue mobilisatrice, le discours politique irresponsable peut faire, dans ce cadre, autant de mal que la gâchette. Il est le détenteur d’une violence symbolique qui se dissimule sournoisement sous les apparats de la culture démocratique et d’un pseudo débat public orienté sur le plus souvent sur la destruction du champ politique. … Lire la suite Liban, la souffrance du fond de la mémoire 

Le discours d’un autre âge du Hezbollah

Le discours de Hassan Nasrallah révèle un rejet manifeste de l’ouverture à la communauté internationale et un mépris pour l’Occident. Le Hezbollah, face à un contexte international défavorable, éprouve de l’affolement depuis le retrait des forces syriennes et peine à accepter la montée d’une culture démocratique au Liban. … Lire la suite Le discours d’un autre âge du Hezbollah

Considérations sur le 14 février : la véritable bataille

Par-delà la commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri, le rassemblement de ce 14 février 2007 visait donc à faire passer plusieurs messages fondamentaux : 
réagir sur le terrain à l’offensive de l’opposition, en rétablissant l’équilibre dans la rue ; et rappeler que la bataille actuelle reste, plus que jamais, celle de la consolidation de la souveraineté et du périmètre de l’État.

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Cela s’appelle l’aurore ?

Il n’est guère utile d’appeler au calme après avoir braqué les citoyens les uns contre les autres, après avoir échauffé leurs esprits au point qu’ils veuillent en arriver au stade de la confrontation. Dans ce sens, la responsabilité est collective. La violence existe désormais en puissance, à l’état de vouloir-être. Il ne lui manque plus que l’espace au sein duquel elle pourra s’exprimer.  … Lire la suite Cela s’appelle l’aurore ?

Pour abréger les souffrances des Libanais

Avec le retrait syrien et l’intifada de l’indépendance, il y avait ce fol espoir de voir les responsables libanais dialoguer librement entre eux, sans tuteur, sans pressions, et sceller un nouveau pacte interlibanais d’indépendance consacrant le vouloir-vivre ensemble comme projet essentiel du Liban et la construction d’un État de droit comme objectif fondamental. … Lire la suite Pour abréger les souffrances des Libanais