De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

La guerre, S’il faut en croire Élias Atallah, les étudiants d’aujourd’hui – ou, du moins, une grande partie d’entre eux – n’en sont toujours pas sortis, reproduisant inlassablement, et très souvent inconsciemment, les mêmes schèmes, les mêmes structures que ceux de leurs parents ou leurs prédécesseurs.  … Lire la suite De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

Le papillon estudiantin  

Aux principes de résistance culturelle prônés par le père Sélim Abou est venue se superposer une paresse inexistentielle, un désengagement progressif des étudiants. Faillite des partis, trop plein de slogans et trop peu d’actes pratiques, lutte interestudiantine, désespoir grandissant et perte de confiance, crise socio-économique galopante, comportement trop traditionnel au niveau du choix des représentants, manque de génie, d’originalité, de renouveau dans l’action ? Plusieurs raisons pourraient être invoquées pour expliquer cet état de pseudo statisme qui a gagné la scène estudiantine. Mais le constat est là, affligeant : la motivation se retrécit comme une peau de chagrin.  … Lire la suite Le papillon estudiantin  

Pacte national, consensus et souveraineté : quelles relations, dans le contexte actuel ?  

Le député Nasser Kandil propose une nouvelle équation autour de la souveraineté, en allusion au Pacte national de 1943 et au célèbre article de Georges Naccache, « Deux négations ne font pas une nation ».Selon lui, la souveraineté libanaise est partagée entre deux « illusions » : l’une, chrétienne, se rapporterait selon lui « à la fin des relations avec la Syrie et au retrait syrien », l’autre, musulmane, serait relative à « l’abolition du confessionnalisme ». … Lire la suite Pacte national, consensus et souveraineté : quelles relations, dans le contexte actuel ?  

Vox populi

Le Liban, treize ans après ce que d’aucuns ont appelé la « pax syriana ». Un État-déficitaire à tous les points de vue, un théâtre camusien où une même scène – tragique, et qui frise l’absurde, – se joue sans cesse. Celle de la banalisation de toutes les déviations. À tel point que, pour reprendre le père Sélim Abou citant le politologue Joseph Maïla dans un discours prononcé en 1999 à l’occasion de la Saint-Joseph, les Libanais semblent avoir fini par prendre goût, non plus à la « culture de la servitude », mais, pis encore, à la « culture de la servilité ».  … Lire la suite Vox populi

La niche de la honte 

Dans un Liban plus que jamais schizophrène, habité par deux réalités – celle, tout en rose, du pouvoir, et celle, ô combien sépulcrale, de l’opposition – une poignée d’étudiants et d’hommes politiques s’apprêtent à commémorer aujourd’hui l’un de ces événements qui devrait donner mauvaise conscience à l’État, au pouvoir, à la majorité silencieuse: les rafles du 7 août 2001.  … Lire la suite La niche de la honte 

Souverainiste jusqu’au bout

Patriarche de l’opposition, l’esprit vif et l’œil toujours perçant malgré son âge vénérable, il prêchait depuis la fin de la guerre tout seul dans un désert parlementaire affligeant, martelant inlassablement le même message : « Les forces syriennes doivent se retirer du Liban. Notre pays doit retrouver sa souveraineté, son indépendance et sa libre décision ». Au milieu d’un Parlement largement syrianisé, ce credo ne pouvait qu’amuser, jusqu’aux limites de l’irritation, des responsables enlisés depuis longtemps dans les bourbiers de la « concomitance des volets ».  … Lire la suite Souverainiste jusqu’au bout

Mouvement estudiantin : 2003, année de la « résistance culturelle » ?

Le mouvement estudiantin est resté mobilisé tout au long de l’année 2002. Non plus seulement pour réclamer le rétablissement de la souveraineté et de l’indépendance, comme c’est le cas depuis 1997, mais également, cette fois-ci, pour participer à la contestation à caractère socio-économique. … Lire la suite Mouvement estudiantin : 2003, année de la « résistance culturelle » ?