La dernière vomissure de la charogne baathiste

L’événement est historique. Ou, du moins, c’est ce que l’on prétend. Ahmad el-Chareh a dissous le parti Baath. Vingt-deux ans après son frère ennemi irakien, la machine à tuer diabolique des Assad a enfin rendu son dernier souffle, après avoir ravi des centaines de milliers de vies humaines tout au long d’un demi-siècle de règne infernal. … Lire la suite La dernière vomissure de la charogne baathiste

Appel de Beyrouth pour une Méditerranée du vivre-ensemble

Face à la violence inouïe qui se déchaîne contre l’homme et sa dignité, en Orient et ailleurs dans le monde,

Faisant le constat de la responsabilité du terrorisme d’État au Moyen-Orient, notamment celui du régime syrien, qui, depuis 2011, a préparé le terrain à un terrorisme dit islamiste-jihadiste, lequel, depuis 2014, se propage et menace aujourd’hui l’Europe et l’Afrique… … Lire la suite Appel de Beyrouth pour une Méditerranée du vivre-ensemble

Fin de culture ?

Aux dernières nouvelles, l’armée du régime syrien a repris la citadelle de Palmyre à Daech – pour la grande gloire de Bachar el-Assad. Le patrimoine de l’humanité est en de bonnes mains. Dormez en paix, céans, d’Orient en Occident : le tyran bien-aimé veille pour vous défendre, pourfendant, tel Saint-Georges sur sur son blanc destrier, toutes les créatures infernales. … Lire la suite Fin de culture ?

Face à la résurgence identitaire, le choix de l’humanisme intégral 

Poser le problème des identités communautaires aujourd’hui, c’est soulever la question du mal qui ravage à présent de plus la planète après la victoire du libéralisme et la diffusion de la culture de la mondialisation au lendemain de l’effondrement de l’Union soviétique. 

Les idéaux de Yalta, nés de l’enfer de la Seconde guerre mondiale, qui ont gouverné le monde durant la dernière décennie du XXe siècle et la première du XXIe, s’effondrent sous nos yeux. Bretton-Woods, San Francisco… tout cela paraît de plus en plus loin, avec la résurgence actuelle des identités. … Lire la suite Face à la résurgence identitaire, le choix de l’humanisme intégral 

Daech, ou le retour de la Gorgone 

Les images de propagande diffusées par Daech, et reprises par certaines chaînes de télévision (dont Fox News), ont quelque chose de profondément corrupteur, puisque ce n’est rien d’autre qu’une pornographie de la violence qu’elles offrent ; de la violence brute et brutale, crue et cruelle, comme le prouvent, après les décapitations de journalistes, le bûcher inquisitoire dressé pour le pilote jordanien Moaz el-Kassasbeh.      … Lire la suite Daech, ou le retour de la Gorgone 

Iconoclasme au temps de la mondialisation

L’exécution sommaire qui a frappé les porte-étendards de la rédaction de Charlie Hebdo par un gang de terroriste avides de créer  un fossé culturel entre l’islam et l’Occident a créé une commotion telle qu’elle a donné lieu à ce qui est probablement déjà l’image de l’année : un océan de vie au cœur de Paris au nom d’une double revendication : le rejet de la violence et la défense des valeurs de la République, à commencer par la liberté d’expression.  … Lire la suite Iconoclasme au temps de la mondialisation

Ersal : la bataille aux cent pièges…

Mais que se passe-t-il donc depuis trois jours à Ersal ? Le Liban est-il désormais embourbé dans le fameux spillover syrien dont il était question depuis la décision du Hezbollah de s’engager en territoire syrien dans les combats pour défendre le régime Assad ? Le nébuleux fléau Daech s’est-il abattu sur l’hinterland libanais, après avoir contribué à mettre la Syrie et l’Irak à feu et à sang ? … Lire la suite Ersal : la bataille aux cent pièges…

Entre l’anthropophagie et l’entropie

… et puis il y a un seuil où les mots s’épuisent et s’effondrent, inertes, inutiles. Ce seuil-là a été franchi samedi, en Syrie, avec le massacre de Daraya.
À quoi peut bien encore servir le Verbe lorsque l’humanité a cessé d’exister ? À quoi servent désormais les images, lorsque nos rétines ont accepté de se conformer au confort épouvantable de la déshumanisation ? À quoi sert encore le médiateur, lorsqu’il est devenu l’agent passif qui transmet, d’une manière presque jouissive, le spectacle de la mort, dans l’indifférence générale du monde ? … Lire la suite Entre l’anthropophagie et l’entropie