Éros et civilisation

Les femmes sont-elles déjà le parent pauvre du printemps arabe ? Celles qui ont été les initiatrices ou les fers de lance des révolutions un peu partout, comme Asmaa Mahfouz en Égypte ou Tawakkol Karman au Yémen – sans oublier toutes les héroïnes de la révolution syrienne –, ressortiront-elles affaiblies de ce qui devait être pour elles l’instant de la libération par excellence ? … Lire la suite Éros et civilisation

Une voie vers la modernité

Les inqualifiables tueries de Toulouse et de Montauban perpétrées la semaine dernière par un jeune Français d’origine algérienne, Mohammad Merah, ont horrifié le monde entier. Le traumatisme a en effet été énorme à travers la planète entière, d’autant que le tueur a pris pour cible des enfants. L’acte inhumain de Merah a donné lieu à toutes sortes d’analyses, mais le choc initial, malgré toutes les tentatives de rationalisation pour essayer de comprendre pourquoi, reste intact. Autant dire que les mots n’arrivent plus à mettre un baume, encore moins à trouver un remède, au mal extrémiste islamiste qui ronge lentement l’Europe. … Lire la suite Une voie vers la modernité

Du devoir d’empathie sur les cimes de la liberté

L’impuissance du monde à empêcher la poursuite du massacre par l’armée de Bachar el-Assad dans les villes syriennes insurgées pose un problème humain, philosophique et ontologique fondamental : comment donc peut-on encore admettre au XXIe siècle qu’un psychopathe puisse disposer de cette manière d’un droit de vie ou de mort sur autant de vies humaines, qui plus est quand la répression est menée au vu et au su de tous ? … Lire la suite Du devoir d’empathie sur les cimes de la liberté

Sparte vs Athènes : retour au Péloponnèse

De toutes les erreurs – nombreuses – commises par le 14 Mars au cours de cette guerre du Péloponnèse qui se déroule actuellement sur le territoire libanais, la plus grande est sans doute celle d’avoir démobilisé ses troupes après les législatives de 2009, comme au lendemain de l’intifada de l’indépendance en 2005.

La bataille de 2009 avait été gagnante parce que le diagnostic du 14 Mars durant la bataille électorale était le bon, à savoir qu’aucune République n’est viable à l’ombre des armes du Hezbollah ; qu’Athènes et Sparte resteront à jamais deux modèles inconciliables ; que toute la magnificence des 14 mars 2005 finit, au bout du compte, par s’étioler, à trop s’enliser dans le jeu démocratique lorsque ce dernier est vicié par le poids matériel, moral et symbolique des armes. … Lire la suite Sparte vs Athènes : retour au Péloponnèse